Sirius.

Le 12 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie Esotérique - Egotérique

Dans la chaleur de l’été
réveillé en pleine nuit
comme s’il faisait grand jour
un étrange silence
enfin des chants d’oiseaux
pas un souffle de vent
aucun air ne circule
il ne reste qu’à imaginer la fraicheur
le corps moite ,collant, coulant,
sans le moindre effort pourtant
la couche en pagaille
qu’il faudrait essorer
tourner encore un peu
se résigner à se lever.
Je vais jusqu’au balcon
pour un peu respirer
regarder une voiture qui traverse le pont
pour toute agitation
rêver de plonger dans l’Ourcq
de dormir de dehors
mais les réverbères donnent à cette nuit
des faux airs de jours
je sens mes bras ballants
je sens ma tête tombée
le sommeil a fini par me retrouver
j’abdique sans y croire
je retourne m’allonger
je laisse à ma mémoire
le soin de me trouver
des sensations de fraicheur
des rêves d’humidité…

C’est dur en crachant d’éteindre un feu

Le 10 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie J'ai Tout Vu

Dominique A @ Glaz’art Plage – Paris

Bonus

Wernham Hogg

Le 10 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie A Complete Waste Of Time

La photo ci-dessus a été prise dans un vrai bureau, où travaillent de vrais gens. Ils passent dans ce couloir au moins cinq, six fois par jour, cinq jours par semaine, quarante-sept semaines par an, cinquante ans par vie (oui avec la réforme des retraites…). Je me demande parfois pourquoi les bureaux ressemblent tellement à des bureaux. C’est-à-dire à son cliché, sa caricature. A moins de bosser dans une boite de com’ ou de pub, mais avouons que s’il faut côtoyer des pubeux et des communicants(1), je préfère encore vivre dans un bureau d’une banalité sans faille, où non loin de la fontaine à eau la photocopieuse est en panne, où sur le tableau d’affichage il n’y a pas de slogan incitant à la création débridée mais le compte-rendu du Comité d’Entreprise, où l’on apprend que les tickets restaurant passeront de 7,32 € à 7,64€ à compter du 01/01/08, oui les documents sur le tableaux d’affichage sont toujours légèrement obsolètes surtout que toutes les boites essaient d’avoir des sites intranet afin de créer la synergie des services pour faciliter la communication interne, mais le tableau d’affichage est une obligation légale donc il reste là mais il n’est pas à jour, franchement la loi qui oblige un tableau d’affichage… Bravo, c’est bien la France ça, enfin surtout les syndicats qui ne comprennent vraiment rien à la modernité, ancrés qu’ils sont dans une vision du monde qui s’est arrêtée en 1936. Il n’y a qu’à voir comment ils sont contre la mobilité, qui est tout de même LA valeur moderne par essence, pour bien se rendre compte qu’ils sont dépassés et archaïques. C’est en partie à cause d’eux, de leur passéisme, de leur frilosité, de leur incapacité à évoluer, de leur impossibilité de faire fi de leur idéologie désuète que s’explique l’absence cruelle de croissance en France, l’inaptitude pour les entreprises françaises d’être compétitives et d’être en concurrence avec les entreprises chinoises, qui elles ont des années d’avances sur nous en matière de dialogue social puisqu’elles l’ont avantageusement remplacé par un monologue patronal.
Bref tout est la faute des syndicats y compris les guerres, la faim dans le monde et évidemment Christophe Maé.

(1) Il fut une époque où l’on rêvait de pendre le dernier curé avec les trippes du dernier patron, désormais il convient de couper les testicules du dernier pubard pour les faire bouffer au dernier communiquant, pendant que l’on fera subir mille supplices au dernier marketeux…

Indépendance cha-cha

Le 08 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie Play It Loud

Cette semaine dans Libé la rubrique Grand Angle (les pénultièmes pages) est consacré aux Regards d’écrivains sur les indépendances africaines. Aujour’hui Alain Mabanckou, écrivain consacre son papier à une chanson : Indépendance cha-cha :

En 1960, Grand Kallé et son groupe l’African Jazz se trouvaient à Bruxelles où allait avoir lieu la fameuse «Table ronde» pour l’indépendance du Congo Belge. Sa chanson naîtra alors d’une improvisation dictée par l’enthousiasme d’une émancipation tant attendue par les populations africaines. Indépendance cha-cha narre cet événement historique. Chantée en lingala, langue parlée dans les deux Congos, la chanson loue la victoire de l’indépendance et la réussite de la table ronde avec l’union de la plupart des partis politiques congolais de l’époque et de leaders charismatiques comme Patrice Lumumba, Moïse Tshombé ou encore Joseph Kasa-Vubu. Tous ces partis et ces hommes de premier plan s’étaient ainsi réunis en un «front commun» pour aboutir à l’émancipation de la nation congolaise. Les premières paroles immortalisent ainsi le moment historique : Nous avons obtenu l’indépendance / Nous voici enfin libres / A la Table ronde nous avons gagné / Vive l’indépendance que nous avons gagnée.

J’adore cette chanson, je l’adorais même avant de connaitre son histoire, voici donc une bonne raison de l’écouter encore :

Joseph Kabasele & African JazzIndépendance chachacha (1960)

Bonus

Et je vous rappelle pendant que j’y suis :
Une chanson ça sert à faire l’amour ou la révolution.

Respirer Paris, cela conserve l’âme.

Le 04 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie J'ai Tout Vu

A la demande générale deux lieux de mon quotidien :
1. Le métro aérien que je prends tout les matins, l’expression me fait rire, on dirait qu’il vole… alors que non il roule tout simplement.
(Boulevard de la Villette — 19ème)
2. Avant d’aller au travail parfois je me retourne et dernière moi l’Arc de triomphe. Ce qui a pour conséquence que maintenant quand je le vois en photo je pense au travail…
(Avenue Carnot — 17ème)

Les vraies toilettes de Paris sont glamour

Le 03 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie J'ai Tout Vu

Vu dans les toilettes de l’Attirail (une vraie bonne adresse dans le troisième) :

« les vrais artistes sont glamour »

C’est de la colère que je promène

Le 03 juillet 2010 — par sy!
dans la catégorie Mon avis m'intéresse

Le temps passe, Mon amour hélas, le temps passe et les temps me consternent. Qu’il faille vieillir ça je le sais, je fais avec, et de toutes façons je n’ai pas vraiment le choix, ce n’est pas vraiment d’ailleurs le fond du problème, au contraire c’est assez agréable de n’être plus un petit con, ou un ‘con de jeune’, et je ne suis pas assez vieux pour être un vieux con, quoique je ne fais pas mon âge parait-il mais je ne sais pas dans quel sens.

Non si ces temps me consternent c’est que je ne suis plus que contre, comme en constante lutte, je ne me réjouis de rien, je n’ai plus de ‘nouvel espoir’ (aka épisode IV) je passe mon temps à être en colère et contre les médias qui réduisent nos visions et nous imposent une information partisane, un système de pensée et des valeurs nauséabondes, en focalisant leur attention sur des riens, des buzz. Je suis en colère et contre un gouvernement à la politique asociale inhumaine tentant par tous les moyens de valider l’adage « The rich get richer and the poor get poorer », ayant abandonné il y a longtemps tout sens moral. Je suis en colère et contre cet individualisme et goût pour la propriété se répandant dans la next ge-ge-ge-generation, je rajoute à ça l’argent roi, les notoriétés factices, et leurs recherches par tout les moyens, le capitalisme en général et les sociétés préférant les actionnaires à leurs salariés, la propreté des rues de Paris, Christophe Maé, Philipe Val, le bouclier fiscal, les charters de la honte, Jay-Z, Yves Calvi, la faim dans le monde et évidemment le racisme, la guerre & Stromae…

Mais voilà au lieu de passer ma vie le point levé en hurlant ‘assez !’, je préfère rester à la maison comme replié sur moi-même, je n’ai plus la télé, j’écoute de moins en moins les infos, lis de moins en moins la presse, j’ai construit un mur, j’ai rendu les armes… Et à ce moment précis je comprends enfin ce que voulait dire Miossec dans sa chanson On était tellement de gauche :

On se dit que de toute façon l’histoire est moche
Ce qui n’était pas gagné d’avance est désormais perdu
Alors on laisse les mains dans nos poches
Même plus envie d’avoir le poing tendu
(…)
Mais c’est trop tard pour que l’on rechausse
Les vieilles idées que l’on croyait perdues
C’est désormais bon pour les gosses
Allez les enfants, foutez le raffut

Et je rajouterais en plus que je ne suis plus vraiment l’actualité musicale, les nouveautés musicales m’ennuient, je préfére réécouter des vieux truc, j’ai l’impression que tout n’est que redite, en moins bien…

Bon d’accord, je suis un vieux con.

Source de l’image : Richard Shed

Restez vous-même !

Le 23 juin 2010 — par sy!
dans la catégorie Something Completely Different

Depuis longtemps déjà ma vie s’arrête à 12h05, même si depuis l’invention du podcast les choses ont un peu changées. Puis le jeudi matin, j’ai pris l’habitude d’être plus attentif un peu avant huit heures…
Oui je l’avoue je suis fan de Didier Porte (ces chroniques télévisuelles sur Ouï Fm étaient déjà du grand art). J’aime bien le bonhomme toujours prêt à faire la promo des copains, j’aime bien ces idées et la manière de les défendre, dans l’excès dans l’auto-caricature du gauchiste gauchisant…
Je me souviens de papiers dont j’ai reparler avec des amis tellement j’en avais ri, tellement qu’ils étaient bien tournés, tellement qu’ils envoyaient du bois ! J’aimais comment en frontal il affrontait Juppé, démontait Bernadette Chirac et sa charité malodorante (comme il l’a fait avec les Enfoirés), sans parler d’Arthur ou Moati bref ce soir je suis un peu triste de voir qu’on le vire de la radio, de ma radio, je suis Franceinteriste…

Alors histoire de rire encore un peu, voici la première chronique (quasi-prémonitoire) matinale, ce n’était pas encore ‘l’humeur de Didier Porte‘ mais ‘les évadés du fou du roi‘.


Didier Porte
Première chronique matinale (24 Janvier 2008)
France Inter

A l’époque les journalistes avait le droit de rire aux chroniques, à l’époque le vendredi Philippe Val essayait de faire rire, il n’y arrivait jamais, aujourd’hui il ferait presque pleurer.

0118 999 881 999 119 725 3

Le 15 juin 2010 — par sy!
dans la catégorie Mon avis m'intéresse

Tout comme la vie reprend toujours ses droits, la mort aussi ; une bonne nouvelle ne vient jamais seule, une mauvaise non plus.
En ce mois de juin, deux de mes marottes sont  de retour sur les ondes ! Good news everyones ! En effet deux de mes séries préférées redémarrent après une longue interruption : The It Crown (UK) & Futurama (US). Je ne vous ferais pas l’affront de vous expliquer ce que sont ces séries, de vous les pitcher, de vous les spoiler… Si vous ne connaissez pas vous devriez sans doute être plus curieux et sérieusement vous étiez où ces cinq dernières années ?

Et soudain alors que je sautille de joie dans mon appartement en caressant les dvd des saisons passées, et que je me réjouis de voir ces documentaires (oui plus que des séries, ce sont des documentaires, It Crowd sur ma vie de nerd en It, et Futurama sur le futur !) un voile de tristesse m’enrobe… Il faut dire aussi que je viens enfin de finir de regarder la saison deux de la seule nouvelle série d’humour française de ces dernières années (Kamelott est à part) Héros Corps, je me dois de vous l’avouer, j’ai beaucoup ri. Mais le problème est que si par malheur cela ne m’avait pas plu je n’avais absolument rien d’autre à me mettre sous la dent, le désert total. En France nous savons faire des séries policières (si si) c’est vrai qu’elles ressemblent toujours et plus que jamais à des séries est-allemandes ou elles se vautrent dans les clichés les plus éculés, mais en humour rien. Alors que franchement il y en a plein des humoristes, il n’y a qu’a regarder tout ceux qui essaient de nous faire rire via des web-séried sur Dailymotion, c’est vrai c’est rarement, voir même jamais drôle, ce ne sont que des menu best-of plagiat de Kaméralott, tournées avec les pieds et écrites avec… je n’ose l’imaginer. Mais il faut les comprendre aussi, ils ne sont pas habitués à faire de l’humour ce n’est pas dans la culture du pays, pourtant certains ont su se redresser et aller contre l’adversité d’un pays triste je pense à Tex, je pense à Bigard, je pense à tant d’autres dont les nom m’échappent à l’heure où j’écris ces lignes… Debout peuple de l’humour de France, lève toi et fait nous des séries bordel !

Je sais c’est triste…

Et n’oubliez jamais : Memory IS RAM!

Plus d’image, plus de son

Le 13 juin 2010 — par sy!
dans la catégorie J'ai Tout Lu, Mon avis m'intéresse

Lu dans les commentaires du dernier des blogs (Profitez-en, après celui là c’est fini) de Jean No

Une fois, il y a eu une panne dans mon Carrefour et j’ai vu le supermarché sans musique et sans lumière. Et d’un coup j’ai eu l’impression de voir la réalité, je me suis rendu compte que j’étais dans un entrepôt gigantesque, entouré de tonnes et de tonnes de denrées, quelque chose d’infiniment triste d’ailleurs, je ne saurais dire pourquoi.

L’article auquel il fait référence est tout simplement brillant, et je signe des deux mains (ce qui n’a pas de sens puisque je ne suis pas ambidextre) .

Sur quasiment le même sujet d’ailleurs, je ne résiste pas de vous faire part d’une réaction reçut par mail à
Le Direct Download : le cancer du pirate de Fabrice Epelboin (l’article pas la réaction) :

C’est pas mal mais c’est le point de vue un peu unilatéral d’un consommateur équitable.
Remplacez P2P par « bio » et DDL par « junk food » et voyez, ça devient limpide.
On parle beaucoup de distribution et de consommation dans cet article, mais assez peu de production et de capacité de financement, c’est dommage. La technologie n’est pourtant pas un modèle économique en soi, comme l’auteur le rappelle à juste titre.
Pourquoi les DDL ne pourraient pas être l’objet d’une nationalisation (voire socialisation si pour ne par heurter mes camarades anarcho-syndicalistes) plutôt que le terrain d’une énième « dérégulation marchande » ?
A l’inverse du scénario présenté en final de renaissance des majors dans un paradis d’externalisation (y.c. de la masse salariale), on peut aussi bien se mettre à rêver à un autre système : avec les DDL comme base infra-structurelle d’une sorte de « secteur public de la distribution numérique » avec un mécanisme d’abonnement individualisé (consommateurs, collectivités, assoc) qui redonnerait en l’occurrence une nouvelle vie aux idées de licence globale (pour simplifier : acquisition de droits d’usage « globaux » et non pas spécifiques, « l’économie d’échelle » faisant le reste). Les mannes de profit générées par les uploads rémunérés pourraient être rééquilibrées par un mécanisme de péréquation reversé à un organisme mutualiste et paritaire (grosse question politique subséquente de sa composition / représentation) dont l’objet serait le financement de la musique et autres productions audiovisuelles. On bouclerait légalement les rapports avec les « prestataires » (ici prolétarisés) en les contractualisant un minimum pour éviter les dérives (pwofitation) et même inventer (on a d’ailleurs une expertise française à faire valoir au niveau international) une… taxe…. assise sur les « revenus du numérique », sorte de TVAN avec « n » pour numérique. Qui rapporterait peut être plus que l’impôt sur la fortune ? Ouais, ça chiffrerait sans doute en milliards d’euros plutôt qu’en millions.
Je pense que l’Etat s’intéressera au problème de façon indirecte (Hadopi 3 anti-DDL n’étant pas sur le bureau des Assemblées qui se demandent ce que les musulmanes ont le droit de porter comme vêtement dans l’espace public). L’Etat viendra dire ho ho ho c’est quoi ce bordel quand les bulles de monnaie virtuelle commenceront à se réinjecter MASSIVEMENT dans l’économie réelle, via des nouveaux produits qu’on n’a peu de mal à imaginer : CETELEM et COFIDIS proposeront-ils avant la fin de l’été des crédits à la consommation libellé en « unités PayPal » ? Mais ça existe déjà, marginalement certes, mais quand même : je connais des geeks fondus de sites de poker où ils arnaquent sans scrupule n’importe qui à l’aide d’algorithmes basiques, qui sont déjà « millionnaires » en monnaie de singe numérique, ce qui leur permet de s’acheter n’importe quoi sur les sites de « radin »…. du dernier Angus & Julia Stone à une Audi A4 ?
L’auteur craint de se voir affubler l’étiquette de néocommuniste : je pense que je pourrais bien passer moi-même pour un cyber-maoïste. C’est peut-être bien de la Chine-Un-Pays-Deux-Internet qui montrera la Voie Pavée de Milles Bits, quand elle verra tout le fric qu’il y a à se faire et n’ayant pas un farouche défenseur invétéré du copyright.

Moi aussi je me vois bien en cyber-maoïste, même si je n’attends plus grand chose de l’état…