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Une théorie sur tout. — Episode III

Souvent on m’accuse, à raison je dois l’admettre, d’avoir une théorie sur tout, & je dois même vous avouer que j’ai une théorie la dessus…

Les toilettes des bars parisiens.

Quand on est propriétaire d’un bar à Paris, il est obligatoire de montrer qu’on est cool, qu’on est hype, qu’on ne se prend pas au sérieux, que le demi à 7€ est totalement justifié (limite c’est pas cher en fait), qu’on est mieux qu’en face, qu’on n’est pas un ‘bar tabac’ quand bien même on vend des cigarettes et qu’il y a un bar. Oui la concurrence est rude, mais ce n’est pas facile de se démarquer, alors souvent ce grand besoin d’originalité passe simplement par des toilettes un peu ‘décalées’. Le décalage ça fonctionne toujours, ça met dans la connivence ‘clin d’oeil, coup de coude, tu vois ce que je veux dire…’ . Et quoi de plus ‘décalé’ que d’y mettre le même carrelage que dans le métro, bah oui le métro ça sent la pisse, bah qui dit urine dit toilettes, hahaah je me tape sur les cuisses de rire et de ma trouvaille de dingue ! ho lala la bonne idée que voilà ! Vite je vais redécorer mes toilettes immédiatement  !
Un bar parisien sans carrelage ‘métro’ dans les toilettes n’est pas un bar parisien.

Les chanteurs sont mes amis
(que je croise dans le métro le matin.)

Quand tu es un jeune chanteur se réclamant d’une nouvelle nouvelle vague scène française, tu es obligé de faire une chanson sur Paris, ou sur un quartier de Paris, ou au minimum citer une rue de Paris, même si tu viens de Rouen, Nice, Kuala Lumpur ou Besançon. En effet la critique de la presse musicale (du moins ce qu’il en reste), les programmateurs des radios ‘influentes’ sont à Paris, il convient donc de leur parler de ce qu’ils connaissent, de leur quotidien, de leur vie de tout les jours, si tu veux avoir une chance d’être un peu repéré. Parlez-moi d’moi. Y a qu’ça qui m’intéresse. Parlez-moi d’moi. Y a qu’ça qui m’donne d’l'émoi !
Petite liste, évidemment non exhaustive, de tête, parce que si je cherche vraiment je vais en trouvé des dizaines (qui à dit des centaines ?)  :

  • Lescop – Paris s’endort
  • Arnaud Fleurent Didier – Je vais au cinéma (entre autres)
  • Alister – Paris by night
  • Camille – Paris
  • Alex Beaupain – Sur toute la ligne
  • AS Dragon – Seule à paris
  • Tout Vincent Delerm (sauf deux chansons)
  • Barbara Carlotti – Paris Plage

Les questions.

Il n’y a pas de questions indiscrètes, il n’y a que des réponses impudiques.

à suivre. (peut-être)

Previously

Pourquoi je ne pars pas en vacances / Les trois publics de la ligne 2 / Pourquoi je ne paries jamais. / Les pops songs

Une théorie sur tout. — Episode II

Lu dans un Mail de DB aka l’homme le plus classe et rétromaniaque de France à propos du nouvel album de Saint Etienne ‘Words & Music’ :

Plusieurs chansons vérifient même le théorème de Barraux : une chanson pop est réussie si et presque seulement si on peut appliquer dessus un rythme dit « clap-clapclap » (théorème démontré en 2006 par Emanuel Lundgren sur We’re from Barcelona).

Les grands esprits se rencontrent dans le métro.

Dans un récent post qui est encore dans toutes les mémoires à tel point qu’il est devenu culte et est rentré dans l’inconscient collectif j’écrivais :

Les trois publics de la ligne 2

La ligne que je prends tous les matins et que j’avoue j’aime bien (et pas seulement parce qu’elle est un peu aérienne) attire principalement trois types de public :

  1. Les touristes qui font Pigalle Montmartre Champs Elysées ;
  2. Les vrais gens de Belleville à la Goutte d’or qui font des trucs de vrais gens ;
  3. Les En-cravatés qui travaillent soit dans le XVIIIe (comme moi) soit à la Défense (changement Etoile pour prendre la Ligne 1).

Moi je suis donc un 2.5 puisque je vais au travail via la ligne 2 mais je n’ai pas de cravate et on n’en parle plus.

Extrait de Une théorie sur tout. — Episode I publié ici même le 23 juillet 2011 vers 14:14.

Aujourd’hui un ami bien intentionné me fait passer le texte suivant issu de Gestion des Risques Interculturels (Entreprises & Management Interculturel) un article sur la cravate, mais pas que :

(…)
En France, l’égalité de droit est couplée à une distinction de fait, ce qui n’est pas le cas au Danemark, pour reprendre l’exemple du début. Comme le rappelle Balzac, en France, tout est dans les nuances. Même si les protocoles vestimentaires se sont fortement simplifiés pour se limiter au milieu professionnel et aux cérémonies, ils n’en restent pas moins ancrés dans la société française.

Pour en prendre conscience, il suffit de prendre le matin à l’heure de pointe la ligne 2 du métro parisien, celle qui suit un parcours semi-circulaire au nord de Paris (cliquez pour l’agrandir) :

De voyageurs habillés casual de Nation à Belleville, vous passez à l’incroyable diversité ethnique et vestimentaire de Belleville à Place de Clichy. Ambiance décontractée, contacts chaleureux et conversations bruyantes. Puis, de Clichy à Charles de Gaulle-Etoile, la population de la ligne « blanchit » et s’uniformise considérablement, costumes, cravates et tailleurs se multiplient à l’approche de la correspondance avec La Défense. De Charles de Gaulle-Etoile à Porte Dauphine, les voyageurs se raréfient, les costumes et tailleurs appartenant en majorité aux employés et commerçants des beaux quartiers. Ambiance feutrée, observation distante, mépris pour le mal fagoté. Autrement dit, la ligne 2 est comme une traversée de la société française sur 12 400 mètres…
(…)

Source : http://gestion-des-risques-interculturels.com/pays/europe/france/comment-portez-vous-la-cravate/ Par Benjamin Pelletier

J’ai été victime d’un plagiat par anticipation (puisque l’article date du Mercredi 28 avril 2010), heureusement alerté par mon meilleur ennemi D.G, j’entends bien évidemment assigner en justice ce Benjamin Pelletier vulgaire Joseph Macé-Scaron des Entreprises & PPDA des Managements Interculturels ! Car oui on peut etre adepte du copyleft et aimer que l’on respecte le droit d’auteur du blogueur égocentrique ! D’autant plus quand c’est mieux écrit que ma prose !

Vous dites plagiat je dis hommage
Vous dites ça se voit, je dis dommage…

Une théorie sur tout. — Episode I

Souvent on m’accuse, à raison je dois l’admettre, d’avoir une théorie sur tout, & je dois même vous avouer que j’ai une théorie la dessus.
Alors que je cherchais des idées pour mon bloug on m’a gentiment fournit une liste par mail reprenant une vingtaine de sujets sur lesquels j’ai une théorie. Voilà donc pour un après midi pluvieux quelques pensées/théories issues de cette désormais fameuse liste…
(L’image ci-contre n’a aucun rapport avec ce qui va suivre c’est juste pour vous montrer mon nouveau briquet presque auto-corporate)

Pourquoi je ne paries jamais.

D’abord je ne joue jamais d’argent parce que je n’aime pas les jeux d’argent, pour moi le plaisir du jeu est tout autre, on joue pour le plaisir de jouer, et non pas pour le plaisir de gagner. Ainsi on peut apprécier une partie de __________ (Insérez ici le nom de votre jeu préféré) que l’on a perdu, parce que l’adversaire a fait preuve d’imagination, d’une formidable stratégie ou a simplement finit nu(e).
Les paris eux sont assez similaires aux jeux d’argent on est persuadé de quelque chose et on veut en tirer un bénéfice, si possible pécuniaire ou alimentaire voir même sexuel pour les plus dégoûtants et/ou audacieux. Bref aucun plaisir du jeu, juste le plaisir d’avoir raison (ou en tout cas d’en être persuadé). Parier c’est ne pas écouter les arguments de l’autre, c’est ne pas admette que l’on est faillible et être outrancieusement sûr de soi bref un parieur c’est un con prétentieux et on n’en parle plus.

Les trois publics de la ligne 2

La ligne que je prends tous les matins et que j’avoue j’aime bien (et pas seulement parce qu’elle est un peu aérienne) attire principalement trois types de public :

  1. Les touristes qui font Pigalle Montmartre Champs Elysées ;
  2. Les vrais gens de Belleville à la Goutte d’or qui font des trucs de vrais gens ;
  3. Les En-cravatés qui travaillent soit dans le XVIIIe (comme moi) soit à la Défense (changement Etoile pour prendre la Ligne 1).

Moi je suis donc un 2.5 puisque je vais au travail via la ligne 2 mais je n’ai pas de cravate et on n’en parle plus.

Pourquoi je ne pars pas en vacances.

En cette période estivale qui étrangement tombe en plein mois de novembre, on me questionne, on m’interroge sans cesse sur « Et toi, tu pars où pendant tes vacances ? » et je stupéfie mon auditoire et répondant « bah je sais pas, je pars pas, peut etre aller voir un peu mes parents mais sinon je vais rester chez moi à Paris je pense » s’en suit en général incrédulité et monologues extatiques à base de « non mais enfin, c’est pas possible, c’est triste, tu dois t’emmerder, quelle vie de merde tu as en même temps c’est normal tu fais de l’informatique tu est donc un geek no-life, comme c’est triste quand même etc.« .
Je ne reviendrais pas sur le fait que trop souvent partir en vacances c’est simplement délocaliser son quotidien et les problèmes inhérents à celui-ci, si je ne pars pas en vacances c’est d’une part parce que je ne m’ennuie pas chez moi, pas plus que je ne m’ennuie quand je suis seul, au contraire j’aime bien être chez moi et vu le loyer abracadabrantesque que je paie j’aurais tort de ne pas en profiter un peu & d’autre part parce que ce que j’aime dans les vacances c’est leur sens littérale : ‘absence’. Je passe toute l’année à planifier des choses au travail ou dans la vie — « alors demain je fais ça et après demain je dois faire ceci, la semaine prochaine j’ai une réunion là bas, il faut que je prenne mon billet de train et réserve l’hôtel etc. » — donc durant mes vacances je ne planifie rien, et me laisse bercer par l’absence de projet. Je ne dis pas que je ne veux pas partir, je dis juste que je n’aime pas planifier trois mois à l’avance, je préféré partir au débotté si l’occasion se présente…
Je suis en vacances dans un mois si tout va bien et comme prévu, je n’ai rien prévu et on n’en parle plus.

à suivre. (peut-être)

N’ayez pas peur c’est français madame.

Le 07 juil 2011 — par sy!
dans Mon avis m'intéresse

La France a une grande tradition épistolaire, nous aimons écrire des lettres d’amour, des lettres d’injure, des lettres de réclamation*, des lettres de remerciement, des lettres aux impots parce que le voisin de droite ne déclare pas tout, des lettres à la Caf parce que le voisin du dessus, y sont au moins quinze la d’dans, des lettres à la prefecture parce que quand même Salomon c’est pas très français comme nom, je me comprends, je n’ai rien contre ces gens là mais quand même, non je ne dénonce pas madame ! Je suis Frrrançais, je fais mon devoir !

C’est j’avoue avec un petit sourire que j’ai lu l’article de Rue89 sur les Voisins Vigilants, une sorte de milice gentil groupe de citoyen voulant vivre en paix entre gens biens élevés et être solidaires les uns des autres mais aussi dénoncer aux autorités les incivilités et être vigilants à tout (surtout aux autres et aux suspects en particulier, sachant que par principe l’autre est suspect…). Bien que cette expérience ai été tenté en Alsace (non… pas de commentaire à ce sujet je suis déjà assez fourni en point G. comme Goldwin, mais c’est vrai que c’est tentant), bref l’expérience est un bide totale, personne n’a voulu s’inscrire dans ces comités… Pas la peine de reprendre espoir dans la race humaine pour autant car je propose une solution pour remédier à la carence de candidat : un blog par ville avec des commentaires anonymes et le tour est joué ! Là vous en aurez des signalements d’incivilité, des repérages de suspects, des « j’aime pas dire du mal des gens mais… »
Le français aime écrire anonymement, il veut pouvoir dénoncer en secret au cas où la personne dénoncée se vengerait, oui on sait comment ils sont, je me comprends…

Tout ça pour vous dire quoi ? ha oui ! Hier dans ma boite aux lettres (avant que je ne perde mes clés donc – mais c’est une autre histoire que je raconterai peut-être) un joli petit mot que je vous livre :

En raison des intrusions perpétuelles dans votre escalier, nous vous demandons d’en informer la police au 17 dés que vous constatez leur présence.
Ils arrivent entre le départ du gardin de nuit et la prise de fonction de Mr R.
C’est à chacun de se sentir concerné et de faire en sorte, que notre résidence reste sécurisée ; en attendant les nouvelles portes, les badges et les grilles….

Quoi ? Dans MON escalier ! Ho mon dieu ! mais que font donc ces intrusions perpétuelles ? Bah il s’agit en fait de deux sdf et d’un chien qui se glissent sous l’escalier et dorment dans des sacs de couchage entre quatre heures et six heures du matin… Effectivement quand je vois des gens qui dorment sous un escaliers je pense tout de suite « Vite la Police, si ça se trouve ils sont un train de faire des cauchemars et il vont se réveiller de mauvaise humeur alors ils  risque de mettre en péril la sécurité de la résidence ! Au secours la police !!! » oui on a pas de Samu Social à Paris, c’est une toute petite ville hein…

Franchement je suis à fond pour qu’on mette des grilles des portes des badges, des miradors & que l’on instaure des rondes avec des chiens, des vrais hein pas des qui font des câlins comme les chiens de sdf, des kimordent, parce que franchement c’est honteux ces gens qui dorment deux heures sous l’escalier…

En parlant de dormir ma voisine du dessus me reveille systématiquement toute les nuits vers 2/3 heures du matin, j’en ai marre je veux dormir, en plus qu’est-ce qu’elle fait pour rentrer à cette heure là ? hein ? C’est sans doute une fille de petite vertu qui doit vendre sont corps pour s’acheter de la drogue, drogue qu’elle doit acheter aux fameux sdf ! C’est à cause d’elle tout ça ! je suis sûr qu’elle leur ouvre la porte !  Il faut l’expulsé !
Je vais faire une lettre au syndic tien…

 

*à ce propos un ami me racontait que dans un call center européen, seul le service ‘France’ était doté d’un sous service courrier papier.

C’est de la colère que je promène

Le 03 juil 2010 — par sy!
dans Mon avis m'intéresse

Le temps passe, Mon amour hélas, le temps passe et les temps me consternent. Qu’il faille vieillir ça je le sais, je fais avec, et de toutes façons je n’ai pas vraiment le choix, ce n’est pas vraiment d’ailleurs le fond du problème, au contraire c’est assez agréable de n’être plus un petit con, ou un ‘con de jeune’, et je ne suis pas assez vieux pour être un vieux con, quoique je ne fais pas mon âge parait-il mais je ne sais pas dans quel sens.

Non si ces temps me consternent c’est que je ne suis plus que contre, comme en constante lutte, je ne me réjouis de rien, je n’ai plus de ‘nouvel espoir’ (aka épisode IV) je passe mon temps à être en colère et contre les médias qui réduisent nos visions et nous imposent une information partisane, un système de pensée et des valeurs nauséabondes, en focalisant leur attention sur des riens, des buzz. Je suis en colère et contre un gouvernement à la politique asociale inhumaine tentant par tous les moyens de valider l’adage « The rich get richer and the poor get poorer », ayant abandonné il y a longtemps tout sens moral. Je suis en colère et contre cet individualisme et goût pour la propriété se répandant dans la next ge-ge-ge-generation, je rajoute à ça l’argent roi, les notoriétés factices, et leurs recherches par tout les moyens, le capitalisme en général et les sociétés préférant les actionnaires à leurs salariés, la propreté des rues de Paris, Christophe Maé, Philipe Val, le bouclier fiscal, les charters de la honte, Jay-Z, Yves Calvi, la faim dans le monde et évidemment le racisme, la guerre & Stromae…

Mais voilà au lieu de passer ma vie le point levé en hurlant ‘assez !’, je préfère rester à la maison comme replié sur moi-même, je n’ai plus la télé, j’écoute de moins en moins les infos, lis de moins en moins la presse, j’ai construit un mur, j’ai rendu les armes… Et à ce moment précis je comprends enfin ce que voulait dire Miossec dans sa chanson On était tellement de gauche :

On se dit que de toute façon l’histoire est moche
Ce qui n’était pas gagné d’avance est désormais perdu
Alors on laisse les mains dans nos poches
Même plus envie d’avoir le poing tendu
(…)
Mais c’est trop tard pour que l’on rechausse
Les vieilles idées que l’on croyait perdues
C’est désormais bon pour les gosses
Allez les enfants, foutez le raffut

Et je rajouterais en plus que je ne suis plus vraiment l’actualité musicale, les nouveautés musicales m’ennuient, je préfére réécouter des vieux truc, j’ai l’impression que tout n’est que redite, en moins bien…

Bon d’accord, je suis un vieux con.

Source de l’image : Richard Shed

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Le 15 juin 2010 — par sy!
dans Mon avis m'intéresse

Tout comme la vie reprend toujours ses droits, la mort aussi ; une bonne nouvelle ne vient jamais seule, une mauvaise non plus.
En ce mois de juin, deux de mes marottes sont  de retour sur les ondes ! Good news everyones ! En effet deux de mes séries préférées redémarrent après une longue interruption : The It Crown (UK) & Futurama (US). Je ne vous ferais pas l’affront de vous expliquer ce que sont ces séries, de vous les pitcher, de vous les spoiler… Si vous ne connaissez pas vous devriez sans doute être plus curieux et sérieusement vous étiez où ces cinq dernières années ?

Et soudain alors que je sautille de joie dans mon appartement en caressant les dvd des saisons passées, et que je me réjouis de voir ces documentaires (oui plus que des séries, ce sont des documentaires, It Crowd sur ma vie de nerd en It, et Futurama sur le futur !) un voile de tristesse m’enrobe… Il faut dire aussi que je viens enfin de finir de regarder la saison deux de la seule nouvelle série d’humour française de ces dernières années (Kamelott est à part) Héros Corps, je me dois de vous l’avouer, j’ai beaucoup ri. Mais le problème est que si par malheur cela ne m’avait pas plu je n’avais absolument rien d’autre à me mettre sous la dent, le désert total. En France nous savons faire des séries policières (si si) c’est vrai qu’elles ressemblent toujours et plus que jamais à des séries est-allemandes ou elles se vautrent dans les clichés les plus éculés, mais en humour rien. Alors que franchement il y en a plein des humoristes, il n’y a qu’a regarder tout ceux qui essaient de nous faire rire via des web-séried sur Dailymotion, c’est vrai c’est rarement, voir même jamais drôle, ce ne sont que des menu best-of plagiat de Kaméralott, tournées avec les pieds et écrites avec… je n’ose l’imaginer. Mais il faut les comprendre aussi, ils ne sont pas habitués à faire de l’humour ce n’est pas dans la culture du pays, pourtant certains ont su se redresser et aller contre l’adversité d’un pays triste je pense à Tex, je pense à Bigard, je pense à tant d’autres dont les nom m’échappent à l’heure où j’écris ces lignes… Debout peuple de l’humour de France, lève toi et fait nous des séries bordel !

Je sais c’est triste…

Et n’oubliez jamais : Memory IS RAM!

Plus d’image, plus de son

Le 13 juin 2010 — par sy!
dans J'ai Tout Lu, Mon avis m'intéresse

Lu dans les commentaires du dernier des blogs (Profitez-en, après celui là c’est fini) de Jean No

Une fois, il y a eu une panne dans mon Carrefour et j’ai vu le supermarché sans musique et sans lumière. Et d’un coup j’ai eu l’impression de voir la réalité, je me suis rendu compte que j’étais dans un entrepôt gigantesque, entouré de tonnes et de tonnes de denrées, quelque chose d’infiniment triste d’ailleurs, je ne saurais dire pourquoi.

L’article auquel il fait référence est tout simplement brillant, et je signe des deux mains (ce qui n’a pas de sens puisque je ne suis pas ambidextre) .

Sur quasiment le même sujet d’ailleurs, je ne résiste pas de vous faire part d’une réaction reçut par mail à
Le Direct Download : le cancer du pirate de Fabrice Epelboin (l’article pas la réaction) :

C’est pas mal mais c’est le point de vue un peu unilatéral d’un consommateur équitable.
Remplacez P2P par « bio » et DDL par « junk food » et voyez, ça devient limpide.
On parle beaucoup de distribution et de consommation dans cet article, mais assez peu de production et de capacité de financement, c’est dommage. La technologie n’est pourtant pas un modèle économique en soi, comme l’auteur le rappelle à juste titre.
Pourquoi les DDL ne pourraient pas être l’objet d’une nationalisation (voire socialisation si pour ne par heurter mes camarades anarcho-syndicalistes) plutôt que le terrain d’une énième « dérégulation marchande » ?
A l’inverse du scénario présenté en final de renaissance des majors dans un paradis d’externalisation (y.c. de la masse salariale), on peut aussi bien se mettre à rêver à un autre système : avec les DDL comme base infra-structurelle d’une sorte de « secteur public de la distribution numérique » avec un mécanisme d’abonnement individualisé (consommateurs, collectivités, assoc) qui redonnerait en l’occurrence une nouvelle vie aux idées de licence globale (pour simplifier : acquisition de droits d’usage « globaux » et non pas spécifiques, « l’économie d’échelle » faisant le reste). Les mannes de profit générées par les uploads rémunérés pourraient être rééquilibrées par un mécanisme de péréquation reversé à un organisme mutualiste et paritaire (grosse question politique subséquente de sa composition / représentation) dont l’objet serait le financement de la musique et autres productions audiovisuelles. On bouclerait légalement les rapports avec les « prestataires » (ici prolétarisés) en les contractualisant un minimum pour éviter les dérives (pwofitation) et même inventer (on a d’ailleurs une expertise française à faire valoir au niveau international) une… taxe…. assise sur les « revenus du numérique », sorte de TVAN avec « n » pour numérique. Qui rapporterait peut être plus que l’impôt sur la fortune ? Ouais, ça chiffrerait sans doute en milliards d’euros plutôt qu’en millions.
Je pense que l’Etat s’intéressera au problème de façon indirecte (Hadopi 3 anti-DDL n’étant pas sur le bureau des Assemblées qui se demandent ce que les musulmanes ont le droit de porter comme vêtement dans l’espace public). L’Etat viendra dire ho ho ho c’est quoi ce bordel quand les bulles de monnaie virtuelle commenceront à se réinjecter MASSIVEMENT dans l’économie réelle, via des nouveaux produits qu’on n’a peu de mal à imaginer : CETELEM et COFIDIS proposeront-ils avant la fin de l’été des crédits à la consommation libellé en « unités PayPal » ? Mais ça existe déjà, marginalement certes, mais quand même : je connais des geeks fondus de sites de poker où ils arnaquent sans scrupule n’importe qui à l’aide d’algorithmes basiques, qui sont déjà « millionnaires » en monnaie de singe numérique, ce qui leur permet de s’acheter n’importe quoi sur les sites de « radin »…. du dernier Angus & Julia Stone à une Audi A4 ?
L’auteur craint de se voir affubler l’étiquette de néocommuniste : je pense que je pourrais bien passer moi-même pour un cyber-maoïste. C’est peut-être bien de la Chine-Un-Pays-Deux-Internet qui montrera la Voie Pavée de Milles Bits, quand elle verra tout le fric qu’il y a à se faire et n’ayant pas un farouche défenseur invétéré du copyright.

Moi aussi je me vois bien en cyber-maoïste, même si je n’attends plus grand chose de l’état…

copy/paste

Le 19 mai 2010 — par sy!
dans Mon avis m'intéresse

Je n’aime pas dire du mal des gens, car ce n’est pas gentil. C’est pourquoi je tiens publiquement à saluer le Centre national de danse contemporaine d’Angers & le Centre Pompidou pour  la bonne idée de l’affiche de la manifestation Vidéo Danse (danses du réel).

Pourquoi est-ce une bonne idée ? Car enfin ils ont trouvé la solution pour dépenser moins d’argent, plutôt que de faire appel à M/M qui sont hors de prix depuis qu’ils travaillent avec Bjork, ils ont demander au duo de graphiste Antoine + Manuel de réaliser une affiche à la manière de M/M. Malin n’est-ce pas, et nous on y voit que du feu…

Je suis partout.

Le 29 avr 2010 — par sy!
dans Mon avis m'intéresse

La nouvelle mode, c’est les outils qui ne servent à rien mais qui sont survendus grâce à leur prétendu modernité, le futur ce n’est plus demain c’est aujourd’hui (dans certains cas c’était hier), les applications du futur, c’est tellement 1990’s comme concept, Puisque demain c’est l’an deux mille.
Vous n’en rêviez pas, on vous le vendra quand même.
Une des pires c’est la géolocalisation, c’est-à-dire communiquer en temps réel sa position et la donner au monde entier via internet, qui meurt d’envie de savoir que vous êtes au Pizza Hut®© de Levallois Perret ou au Celio®© de Tourcoing… Le rêve des maris jaloux, des employeurs suspicieux, des stalkers, un monde parfait où nous sommes notre propre Big-Brother, on ne se surveille même pas les uns, les autres, on s’auto-surveille. On imaginait les hommes du futur avec des puces implantées par des états totalitaires ; finalement nous sommes des esclaves volontaires de multinationales, volontaires à notre propre asservissement à la machine, au réseau, et à son interface tangible, le téléphone, pardon l’Iphone®©, l’ordinateur, un Dell®© ou un Hp®©… Nous sommes réduits à être des données personnelles que les marchands s’échangent comme des images Panini®©. Et nous en sommes fiers, comme des soubrettes soumises, totalement masochistes clamant sur tous les toits :
« Regardez-moi !
Je suis plus asservi que toi, moi j’ai plus de followers, moi j’ai le dernier Androïd®©, moi avec mes Converses®© aux pieds quand je vais chez Colette®© je me sens bien, moi je mets mon statut à jour toutes les dix minutes, moi tu vois partout où je suis, parfois même avant que j’y sois, moi je suis partout, moi je suis sur tous les réseaux car je veux être LE réseau, je veux être Moi®© ».

1. Boulevard Jules Ferry – Paris
2. Cimetière du Père Lachaise – Paris
3. Place de l’Hôtel de Ville – Paris

Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant « Géolocalisation ! Géolocalisation ! Géolocalisation ! » Mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien.

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