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See you later

Le 05 juin 2015 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain, Play It Loud

Tout à l’heure sur twitter, parmis les vingt cinq tweets quotidiens :

Et ça m’a fait repenser à une chanson, qui m’a fait repenser à un texte, petite rediff, de toutes façons je ne ferais pas mieux :

A+.
On a passé une bonne partie de l’après midi ensemble, on a bu des cafés, fait un peu les magasins, enfin surtout toi, moi je te suivais, portant tes paquets et j’aimais ça. On a parlé de plein de choses du plus insignifiant au moins léger. La nuit est tombée, il s’est mis à faire un peu froid, tu m’as dit que tu allais rentrer, je t’ai répondu que moi aussi, et qu’en plus j’avais plein de trucs à faire chez moi, j’ai menti, tu m’as fait la bise, tu m’as dit au revoir, je t’ai répondu, ‘à plus tard’. Nous sommes partis dans deux directions opposées, je me suis retourné, j’ai failli t’appeler, hurler ton prénom, tu as tournée au coin d’une rue et je me suis répété ‘à plus tard.’, j’ai ré-ajuster mon écharpe, j’ai fait demi tour, baisser la tète et avancer en regardant mes chaussures, ‘à plus tard’… Je suis le roi de la réparti, j’aurais tant eu à te dire. ‘je te suivrais à l’autre bout du monde’, ‘allons faire l’amour là maintenant’, ‘donne moi ta main’, mais je n’ai été capable que de dire ‘à plus tard’. En passant à hauteur d’une voiture, de rage, j’ai mis un coup de pied dans ces pneus, son alarme c’est déclenché, ‘à plus tard’, ces trois mots entêtants comme le cri strident de l’alarme qui me perce les oreilles, trois mots qui reviennent sans cesse, preuve de ma lâcheté. Les mots manquent parfois, ‘à plus tard’. La peur au ventre, le cœur battant pour rien ‘à plus tard’, l’émotion n’a pas de mot, ‘à plus tard’, il est déjà si tard.
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Making Off : Texte totalement inspiré de la merveilleuse chanson d’unpoc (aka Tom Bauchaup), See You Later.
Turning away I called out, I called / See you later…

La Nuit des Grenouilles.

On ne va pas se mentir, mes tentatives pour devenir un blogueur influent ont lamentablement échoué, comme ont échoué mes vaines tentatives de devenir influent sur Twitter. En même temps « Echec is the new réussite », bon, je ne suis pas certain mais on se rassure comme on peut.

fro_poBref tout ça pour dire que depuis quelques mois, j’ai entrepris d’échoué dans un nouveau domaine : « la collaboration à un webzine », ce magazine culturel publié sous forme d’un site internet c’est Froggy’s Delight « Le site web qui gobe les mouches ». Echouer ce n’est pas si simple et ça demande beaucoup de travail et des efforts sans cesse renouvelés comme par exemple :

  • ne pas trop écouter les disques,
  • toujours dire du bien des disque de [Pias], pour qu’on fantasme un conflit d’intérêt,
  • refuser les avances des attachées de presse peu farouches et c’est pas simple,
  • ne pas lire les dossiers de presse,
  • ne plus pas lire les chroniques de disque de  Magic Rpm parce que sinon je ferai du copier coller,
  • parler de plein de choses mais pas forcement du disque (ou du livre)
  • écrire au dernier moment et dans la douleur,
  • consoler et épauler la personne qui corrige mes fautes de frappe et d’orthographe qui depuis que j’ai rejoint  Froggy est au bord du burn out,
  • trouver de bonnes excuses auprès du ‘redachef’ pour mes retards ou absence totale de nouvelle chronique,
  • n’attendre aucun retour,
  • et on ne va pas se mentir user toute mes cartouches et refaire les blagues que je fais sur ce bloug depuis plus de dix ans…

Jusqu’à présent mes tentatives d’échec sont une réussite totale, et je n’en suis pas peu fier.
Voici donc, parce que je suis gentil et surtout parce que j’ai un ego surdimensionné la liste de mes échecs, enfin de mes chroniques de ces six derniers mois, profitez en c’est gratuit :

22/09 – Monogrenade — Composite
29/09 – 49 Swimming Pools — Songs Of Popular Appeal
06/10 – Sean Rowe — Madman
06/10 – Adam Wood – Hang On
13/10 – Jean-Louis Murat – Babel
13/10 – Mina Tindle – Parades
20/10 – Baxter Dury – It’s A Pleasure
03/11 – Tahiti 80 – Ballroom
03/11Got A GirlI Love You But I Must Drive Off This Cliff Now
10/11 – Forever Pavot — Rhapsode
10/11 – [live] Monogrenade / Haley Bonar / Dear CriminalsLa Flèche d’Or 4/11/2014
17/11French For RabbitsSpirits
24/11AlisterAvant / Après
01/11DaranLe monde perdu
08/12 – Ariel PinkPom Pom
15/12 – SabinaToujours
22/12 – LaplanLaplan
26/01 – [livre] Peter AckroydTrois Frères
02/02 – Monopsone — Past Present Future
09/02 – [itw] Monopsone
09/02 – Belle And Sebastian — Girls in Peacetime Want to Dance
14/02 – Fraser Anderson — Little Glass Box
23/02 – Simian GhostThe Veil
01/03 – Melanie De Biasio — No Deal Remixed

Mercredi, Une Journée de Travail Ordinaire.

Le 28 jan 2015 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain

Mercredi, 9h20. Au bureau, j’ai faim, envie du graisse saturé au ventre, à base de burger, j’entame mon cinquieme café, ma vie, cette lutte.
Mercredi, 9h20. Au bureau, soudain le téléphone sonne, il se passe quelque chose, ha non faux numéro. J’entame mon huitième café
Mercredi, 9h38. Au bureau, je débute la construction d’une tour Eiffel en trombone, pas à l’échelle un, en plus petit j’entame mon dixième café
Mercredi, 09h47. Au bureau j’envisage une attaque djihadiste aux RH au cri de « Code du travail Akbar », je me ravise et reprends un café
Mercredi, 10h07. Au bureau, pour donner sens à ma vie, je décide de devenir allergique au gluten.
Mercredi, 10h08. Au bureau, je réalise qu’il faut que je renonce aux Burgers, je décide donc de ne plus être allergique au gluten
Mercredi, 10h44. Au bureau, j’essaie de convaincre mes collègues qu’on peut aller manger un sandwich à 11h avant de déjeuner : Échec.
Mercredi, 11h32. Au bureau, je caresse le secret espoir qu’il y ai des frites à la cantine, avant de me souvenir que je dois faire attention
Mercredi, 11h34. Au bureau, la perspective de déjeuner d’une salade sans sauce à la cantine me plonge dans des abîmes sans fond de tristesse
Mercredi, 11h40. Au bureau, je me rend sur le site @puremedias aucune nouvelle info sur @Cyrilhanouna je m’inquiètes, j’espère qu’il va bien
Mercredi, 11h50. Au bureau je compte les minutes qui me séparent de la cantine, je suis interrompu dans cette tache par le bruit de mon ventre
Mercredi, 12h00. Au bureau, midi enfin, sur ma bouche se dessine un léger sourire, l’appel de la cantine sans doute
Mercredi, 12h07. Au bureau, je regarde l’openspace se vider, j’apprends que certains collègues « mangent à l’extérieur », malgré le froid
Mercredi, 12h15. Au RIE, j’hésite entre la Papillote de harengs façon kippers et la fricassée de veau Aveyron à la sarriette, hésiter me tue
Mercredi, 12h20. Au RIE, après de longues minutes je me décide enfin pour un steak haché/frites au grill, je me maudis d’être aussi faible
Mercredi, 12h31. Au RIE, je dépose mon plateau, le plongeur me gratifie d’un bonne journée que je ne pense pas sincère
Mercredi, 12h42. Devant le bureau, je fume une cigarette, j’ai froid, je vais vite retourner travailler
Mercredi, 12h52. Au bureau, devant mon ordinateur. J’attends 17h.
Mercredi, 13h00. Au bureau, sur ma boite mail on me propose de rencontrer des femmes russes, je trouve l’idée plaisante
Mercredi, 13h01. Au bureau, je réalise que je ne parle pas russe, je réponds au mail « avez vous des françaises ? »
Mercredi, 13h15. Au bureau, ma réserve de café est anormalement bas je m’inquiètes puis découvre un stock café dans le tiroir du bas je respire
Mercredi, 13h31. Au bureau, aventure palpitante je découvre que j’ai oublié de sauvegarder le document sur lequel je travaillais, je recommence
Mercredi, 13h32. Au bureau, en fait je l’avais bien enregistré, je l’avais juste mis dans le mauvais répertoire, mon travail n’a pas été vain
Mercredi, 13h40. Au bureau, j’imprime un document, la photocopieuse a un bourrage papier, j’invoque la loi des séries ‘quand ça veut pas…’
Mercredi, 14h01. Au bureau, je mate le site du RER C pour vérifier l’état du trafic il est normal plein d’optimiste je lance pourvu que ça dure
Mercredi, 14h15. Au bureau, Rien.
Mercredi, 14h27. Au bureau, une collègue est passée m’emprunter mes ciseaux, je l’ai informé qu’ils s’appelaient ‘revient’ elle a souri
Mercredi, 14h28. Au bureau, je repense au sourire de ma collègue, j’aime ces moments de séduction, mais elle a intérêt à me rendre mes ciseaux
Mercredi, 14h37 Au bureau, je me demande ce que je vais me faire à diner, je n’ai rien dans mon frigo mais commander un burger serait mal
Mercredi, 14h52. Au bureau, je regarde par la fenêtre, je ne pense pas qu’il va pleuvoir, mais on ne sait jamais
Mercredi, 14h57. Au bureau, je dis à voix haute « holala trois heures déjà ! je n’ai pas vu le temps passé » je me lève et vais me faire un déca
Mercredi, 15h04. Au bureau, finalement il pleut, je n’ai pas de parapluie, c’est pas ma journée
Mercredi, 15h08. Au bureau, ma collègue vient de passer dans le couloir elle m’a dit ‘oui oui tes ciseaux, je ne t’oublie pas’ mon coeur bat
Mercredi, 15h17. Au bureau, l’effet diurétique du café se fait sentir, je prends le journal et vais aux toilettes
Mercredi, 15h28. Au bureau, ma collègue a déposé sur mon bureau mes ciseaux pendant que j’étais aux toilettes, je me sens triste de l’avoir raté
Mercredi, 15h38. Au bureau, je sens poindre l’ennuie, pour m’occuper je trie mes mails et les mets tous dans le dossier ‘Courrier indésirable’
Mercredi, 15h40. Au bureau, Outlook plante.
Mercredi, 15h41. Au bureau, je retiens ma respiration tant qu’Outlook ne répond pas. Je suis tout rouge, je respire de nouveau, Outlook a gagné
Mercredi, 15h55. Au bureau, rapide coup d’oeil sur le site du RER C pour vérifier l’état du trafic, toujours normal, je croise les doigts
Mercredi, 16h00. Au bureau, j’ai faim, je ferai bien un gouter ou un apero en after work, mais malheureusement je suis sobre et au régime
Mercredi, 16h11. Au bureau, je réalise tout le travail que j’ai en retard, malheureusement il est trop tard pour m’y mettre, on verra demain
Mercredi, 16h25. Au bureau, je rassemble mes affaires en vu de préparer mon départ
Mercredi, 16h38. Au bureau, l’idée de devoir affronter les transports en commun après cette journée harassante me terrifie et m’épuise
Mercredi, 16h40. Au bureau, je ferme toute les fenêtres de mon ordinateurs, en disant dans ma tête ‘au revoir Word’, ‘au revoir Excel’
Mercredi, 16h45. Au bureau, je regarde la trotteuse de ma montre en l’encouragement pour qu’elle avance plus vite, ça ne fonctionne pas du tout
Mercredi, 16h52. Au bureau, le ‘bon bah je vais y aller’ que je lance laisse l’openspace de marbre, je pense que c’est dû à ma voix qui porte peu
Mercredi, 16h59. Au bureau, ultime effort de la journée, et le plus plaisant finalement : cliquer sur « démarrer arrêter »
Mercredi, 17h10. Sur le quai du RER C se jeter sous le métro est il me semble la meilleure façon de conclure cette bonne journée.
Mercredi, 17h11. Sous le RER, je suis bien, enfin.

Je t’en pose des questions ?

quelle heure il est ?
quel jour on est ?
je me lave les cheveux ou ça va ?
il est où mon pantalon ?
je mets quelle chemise ?
quelle heure il est ?
où sont les clés ?
qu’est ce que je vais écouter ?
il passe sans combien de temps le métro ?
y aura-t-il de la place dans la rame ?
Pourquoi on s’arrête ?
dans combien de temps on va repartir ?
et si je tweetais ?interro-pola
vais-je être en retard au bureau ?
il est quelle heure ?
t’as passé une une bonne soirée ?
tu as vu le mail ?
reste-t-il du café ?
on va fumer ?
c’est toi qui as les clés ?
tu veux un café ?
t’as l’heure ?
on va manger ?
ha tu as pris des pâtes ? moi elles ne me tentaient pas…
et si je tweetais ?
on va boire un café ou fumer d’abord ?
c’est quelle heure là ?
pourquoi ça marche pas cette merde ?
je vais fumer tu viens ?
et si je tweetais ?
c’est un peu tard pour un café non ?
t’es là demain ?
tu fais quoi ce soir ?
il est déjà cette heure là ?
qu’est ce que je vais écouter ?
il passe sans combien de temps le métro ?
y aura-t-il de la place dans la rame ?
où sont mes clés ?
y’a quoi au courrier ?
qu’est ce que je vais faire à manger ?
qu’est ce que je vais faire ce soir ?
et si je tweetais ?
est ce que c’est assez cuit ?
est ce que c’est raisonnable d’en reprendre ?
est ce qu’il me reste des clopes ?
j’avais pas un truc à faire ?
je ne l’ai pas déjà vu cette épisode ?
si j’allais me coucher ?
qu’est ce que je vais faire de ma vie ?
Et demain ?
quelle heure il est ?
quel jour on est ?
je me lave les cheveux ou ça va ?
il est où mon pantalon ?
je mets quelle chemise ?
quelle heure il est ?

Davy Crockett.

Le 08 déc 2012 — par sy!
dans Ma vie m'intéresse, Play It Loud

Il y a quelques années, en 2005 dans le froid de février (oui j’en parlais déjà ici : WIK -1, c’est pour ça que je me souviens de la date avec précision), avec mon camarade Jérôme nous avions fait des chansons, pourquoi ? Aucune idée, pour rien, pour le plaisir, pour tromper l’ennui, parce que parfois il faut bien faire quelque chose.

Notre « groupe » s’appelait Et Alors, parce que nous chantions faux, nous jouions moyen, avec pleins de fausses notes « Et Alors ? on s’en fout (Wou wou wou wou wou…) ». Le concept était on ne peut plus simple : un journée + une bouteille de Pont (sauf une fois je crois que c’était du whisky) = une chanson. C’est donc très spontané, pas très travaillé, plein de défaut, et alors ?

Il était temps plus de sept ans plus tard de présenter ces chansons au monde entier qui n’attendait que ça, des chansons qui déjà à l’époque n’ont pas rencontré leur public, nos amis à qui nous les avions fait écouter étaient pour le mieux septique… A part peut être pour L’Homme En Noir qu’au moins deux personnes aimaient bien…

Et Alors -01- Trop De Signes

Et Alors -02- Retrouvailles

Et Alors -03- Quelle Envie

Et Alors -04- Reines

Et Alors -05- L’Homme En Noir

Et Alors -06- Existe

FAB51 [a BBQmentary]

Le 19 juil 2012 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain

Que faire avec des amis ?
des Barbecues, des films, les deux ?
Oui.
Sans doute…
mais surtout, surtout, avec des amis…
il faut construire l’hacienda ! Read More

Caresse et larme à l’oeil.

Le 27 août 2011 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain, Play It Loud

Je pourrais raconter comment en seconde à l’internat dans une petite ville de province, en haut d’un lit superposé un ami m’a fait découvrir Lenoir.
Je pourrais  raconter comment ensuite mon walkman m’accompagnait dés 21 heures.
Je pourrais faire la liste des groupes, chansons que j’ai découvert grâce à Lui.
Je pourrais raconter comment je demandais aux gens ‘Tu connais Lenoir’ et suivant la réponse ils devenaient des amis ou restaient des connaissances.
Je pourrais raconter les cafés du samedi après midi, où quasi invariablement la phrase ‘t’as entendu ________ chez Lenoir ?’ était prononcée.
Je pourrais raconter les week-end du 15 Aout où je prennais des nouvelles de Saint Malo et de tout ce que je ratais.
Je pourrais raconter l’attente fébrile de la diffusion d’un titre du nouveau Murat.
Je pourrais raconter comment je n’ai pas pu aller voir Elysian Fields à la maison de la radio.
Je pourrais raconter comment déjà en 2006 je m’inquietais.
Je pourrais raconter comment je m’inscrivais aux Black Session pour que mes amis parisiens puissent y aller.
Je pourrais raconter les cassettes où j’enregistrais les concerts pour les mettre en Mp3 ensuite.
Je pourrais raconter la route en écoutant l’émission, comment je prenais un détour pour écouter encore cinq minutes.
Je pourrais raconter encore mille choses.
Mais je n’arriverais jamais à raconter l’étrange pincement au coeur depuis deux jours, la tristesse se mêlant à la gratitude, je cherche mes mots mais rien ne vient.

Le soir, le deuil se porte en Lenoir.

Bonus

Petit souvenir :


Elysian FieldsQueen Of The Meadow
C’est Lenoir – White Session (enregistrée le 26/03/2001, diffusée le 12/04/2001)

 

Richard Trevithick.

Le 13 août 2011 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain

J’ai étiqueté mes bagages pour ne pas qu’ils paraissent abandonnés, à côté d’eux c’est moi qui ai l’air suspect : pas rasé, cheveux ayant besoin d’être coupés. Ils sont trop longs pour que j’ai une coiffure cohérente, quoi que je fasse j’ai l’air décoiffé. Me sentant à l’étroit dans cette chemise qui me colle à la peau. Mon sac me scie l’épaule. Pas réveillé, tout me pèse. J’erre sur le quai un café à la main, fumant ma première cigarette de la journée. Cherchant mon wagon puis cherchant ma place.
Ne sachant pas avec qui je vais partager ces deux heures de vie perdue, être si proche d’une personne et pourtant ne pas lui adresser le moindre mot, ne pas la regarder dans les yeux une seule fois, pourtant parfois les pieds ou les bras se frôlent, mais être invisible l’un pour l’autre.
Se laisser aller. Demi-sommeil. Rêve éveillé.
Les yeux se perdront sur la ligne d’horizon.
Le livre restera fermé sur la tablette.
La tête cognera la vitre.
Se perdre dans ses pensées, rien de cohérent, des questions, des coqs, des ânes, des escaliers.
Tout ce qui ronge, tout ce qui torture
Ressasser, essayer encore de dormir pour faire taire la roue libre.
Une fois arrivé, regrouper ses affaires, descendre puis tout oublier.

Bonus

En cherchant dans mes archives j’ai retrouvé ça sur le même thème.

Je suis un train

Je dessers toute les gares du parcours
Tous les hameaux le moindre bourg
Trop souvent à l’arrêt
Stationné sur le quai
Pas de signe de départ
Pas de chef de gare
Pas de wagon fumeur
Pollution arrêt moteur
Caténaire dégelé
Catastrophe évité
Comment changer de voie
Quand on ne peut qu’aller tout droit
Traverser des forets
Et des zones rurales
L’exode et les friches
Voilà tout ce que je vois
Même les vaches se détournent
Elles ne regardent même pas
Cette locomo rouge
Qui fut d’or autrefois
Contrôleur insatiable
A l’affût du moindre pied
D’un zèle remarquable
Comment se reposer
Mon titre de transport
N’est pas noble pour deux sous
Demande le moi encore
Et je te brise les genoux

Bonus Bis

évidemment, dans le train rien de mieux que d’écouter de la bonne musique…

 

Widescreen.

Le 27 mai 2011 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain

J’ai acheté un nouvel écran, il est grand, il est beau il est fort bref il est comme moi, en moins bien, il n’y a qu’un pied alors que j’en ai deux… Vous remarquerez que je pousse le vice jusqu’à m’infliger des rayures sur le fond d’écran…
Un des petits avantages de Windows Seven c’est la possibilité de faire un diaporama de fond d’écran, j’ai donc fait chauffer Photoshop pour faire plein de fond d’écran qui paradoxalement sont tous les mêmes, regardez comme c’est beau…

Ouais…
Je sais…
Tout cela n’a aucun intérêt…
Bon…
Mais comme je viens (encore) de perdre un Hdd (je le branche et : rien, je n’entends plus les plateaux tournés, plus rien). J’ai besoin de légèreté ou alors je tue le chien. Ce qui serait un peu compliqué parce que d’abord je n’ai pas de chien, il faut donc que j’aille à la S.P.A., que je choisisse un chien, que je l’adopte, que je le ramène à la maison et que je le tue, mais je ne saurais pas quoi faire du cadavre, je ne vais pas le planquer sous le lit tout de même ou le jetter par la fenêtre…
Bref…
J’ai un bel écran et de jolies rayures dedans…

Sur la droite de mon clavier kibrille, vous noterez la présence de deux lumières rouges… Ce sont les yeux du mini-Robot (qui fait hub-usb en plus, il a tout les talents) qui constamment me surveille et me juge… Du coup je n’ose plus aller sur les sites un peu olé-olé pour me détendre… Et merde… Bon je vous laisse je vais à la S.P.A…

A la pèche.

Le 19 mai 2011 — par sy!
dans Mon Quotidien Vain

Le fishing n’est pas que la pratique des grands escrocs  internationaux qui se servent de l’argent collecté, enfin volé pour financer le terrorisme extrémiste dans le but d’une destruction totale de vos vies espèce de chiens infidèles ! Non, le fishing  peut se pratiquer en amateur, comme un hobby, un  violon d’Ingres, il suffit d’un ordinateur, des internets, et d’une adresse mail. J’en veux pour preuve le mail que je viens de recevoir (et dont je n’ai pas modifié une lettre) :

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Le soucis c’est je l’ai reçu sur mon adresse web@sylvainbarraux.net, donc je ne suis pas concerné.
Du travail d’amateur quoi…

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