C’est difficile de tenir un blog quand on n’est pas d’humeur
Quand l’énervement est seul compagnon
Que dire ? Comment être léger ?
Alors il faudrait expliquer comme on fait des scènes
hausser le ton, répéter
se laisser porter par le flot de la déception et la colère
mais même sans haine, je n’aime pas ces mots là
les mots, les mots encore les mots
il ne reste que ça
des éclats de voix
que l’on n’entend pas
rejouer l’assassinat du duc de Guise
parler pour personne
à part soi
et encore
je n’écoute plus
bercé par mon propre ronron
…
Alors se taire mais ne pas se terrer,
sortir, fumer & boire plus.
& dire
« mais sinon ça va pas mal, c’est bientôt Noel, allons danser… »
Toute la categorie ‘Esotérique – Egotérique’
C’est pas juste! C’est jamais juste !
dans Esotérique - Egotérique
Les esclaves martyrisés du Temps.
dans Esotérique - Egotérique
Puisque tu sais que je…
Pourquoi me dire que tu….
Puisque je sais que tu…
Pourquoi voudrais-tu que je…
Mais si tu veux finir mes phrases
Sache que je ne te retiens pas
Oui je disais que si…
Quand tu disais « et moi…
Oui tu disais « mais si…
Quand je parlais de toi
Mais si tu veux finir mes phrases
Sache que je ne t’en empêche pas
Alors tu as trop dit « et lui….
Quand je disais « et moi…
Alors j’ai trop menti
Quand tu disais « et toi…
Mais si tu veux finir mes phrases
Sache que je ne me détournerai pas
Mais si je ne peux pas te dire que je…
A quoi bon qu’encore nous…
Mais si tu penses que nous…
A quoi bon tous ces apparats que tu…
J’ai bien compris que nous…
J’ai bien compris que tu…
Souffrez, Mademoiselle, que je vous…
Souffrez, Mademoiselle, que je me tue.
Mais si vous voulez finir mes phrases
Sache que mon dernier mot est pour vous.
Développement personnel.
dans Esotérique - Egotérique, Play It Loud

Le t-shirt du jour
La Positive Attitude
« i said captain he said what »
Comme Emile,
Comme Etienne inspiré par Sarah (mais comment ne pas être inspiré par Sarah),
tout est possible
tout est réel
la vie est belle
je crois au futur
dès que tu aura dit le mot…

Tuxedomoon – In A Manner Of Speaking
Holy Wars (1985)
Pripiat (Припять).
dans Esotérique - Egotérique
Vu de mon balcon, Paris à l’air à l’abandon
presque silencieux
le cantonnier est en vacances
moi je fais comme si de rien
je prends des métros déserts
ou au contraire plein de gens en short et en sandalettes
l’œil rivé sur des cartes
moi désintéressé du quotidien
j’ai repoussé le repos
en espérant des températures plus clémentes
au temps des vendanges
en attendant dans de vains transports, comme toujours
puisque je ne sais plus si je suis proie ou prédateur
je feins l’insouciance
je fais ce qu’il pourrait me plaire
fumant et buvant plus que de raison
et décidé à faire de chaque jour de pluie une belle journée.
Juste frôler.
dans Esotérique - Egotérique
Nous étions assis en rond autour d’un saladier plein de chips, chacun avec un verre en plastique à la main. Dans cette fête où je ne voulais pas aller, et où je ne voulais pas vraiment rester. Elle était assise juste à côté de moi, souvent mon genoux touchait le sien, mais je faisais comme si de rien, comme si je ne le remarquais pas, après tout c’est normal on est un peu serré, les mouvements ne sont pas facilités, parfois un coude frôle un bras… Elle était juste à coté de moi, je regardais son profil, la forme de son oreille, les plis de sa peau, ses cheveux, j’avais une folle envie de lui remettre une mèche qui était sortie du rang, juste avec l’index la remettre à sa place derrière l’oreille, sans doute également une folle envie de l’embrasser, mais cette envie ne me quitte jamais, nos genoux côte à côte, comme complice, comme ne faisant qu’un, j’ai rarement autant eu envie d’être mon genoux. Elle était ailleurs, les yeux se perdant sur la tranche des livres de la bibliothèque, tapotant son verre avec son pouce, j’étais ailleurs aussi, me perdant dans le méli-mélo de ses cheveux, j’aurais aimé être son ailleurs, son évasion, mais je n’étais ce soir là que son voisin, même pas volontairement, juste les hasards des arrivées et des chaises libres, elle commençait à bailler, bientôt elle partirait, me laissant seul une fois de plus avec tout ces mots que je ne lui ai pas dit, que je ne lui dirais jamais. Elle me saluera d’une bise, peut-être deux, lâchant un ‘à bientôt’ par routine, bientôt ce n’est jamais assez tôt. Puis je fumerai clope sur clope pour dissiper au plus vite son parfum, j’essayerai d’oublier qu’elle était là, j’essayerai de l’oublier, je forcerai un peu mon rire, quand quelqu’un lâchera son prénom en me regardant avec un sourire en coin plein de sous entendu je ferais la sourde oreille, celui qui ne comprend pas, celui qui ne sait pas de quoi il est question. Mais en rentrant seul sur le chemin je me dirais que c’était quand même une bonne soirée et que finalement j’ai bien fait d’y aller surtout parce que pendant quelques minutes elle était à mes côtés tout près sans être proche pourtant mais presque comme l’un contre l’autre. Je me maudirais de cette pensée, je me maudirais de me contenter de si peu, et une fois encore en tentant en vain de dormir j’essayais d’oublier son prénom, même si je sais qu’au matin dés que mes yeux s’entrouvriront, je regretterais de ne pas voir son visage sur l’oreiller à pois, de ne pas sentir sa chaleur contre mon corps et je me souviendrais de son genou, bénissant ce frôlement involontaire et fugace.
Sirius.
dans Esotérique - Egotérique
Dans la chaleur de l’été
réveillé en pleine nuit
comme s’il faisait grand jour
un étrange silence
enfin des chants d’oiseaux
pas un souffle de vent
aucun air ne circule
il ne reste qu’à imaginer la fraicheur
le corps moite ,collant, coulant,
sans le moindre effort pourtant
la couche en pagaille
qu’il faudrait essorer
tourner encore un peu
se résigner à se lever.
Je vais jusqu’au balcon
pour un peu respirer
regarder une voiture qui traverse le pont
pour toute agitation
rêver de plonger dans l’Ourcq
de dormir de dehors
mais les réverbères donnent à cette nuit
des faux airs de jours
je sens mes bras ballants
je sens ma tête tombée
le sommeil a fini par me retrouver
j’abdique sans y croire
je retourne m’allonger
je laisse à ma mémoire
le soin de me trouver
des sensations de fraicheur
des rêves d’humidité…
Somnambulisme.
dans Esotérique - Egotérique

Je ne dors pas,
mais je ferme les yeux
il serait l’heure
mais mon cœur bat trop fort
je me laisse glisser entre les draps
la tête dans un étau de douceur
les lèvres humides
les doigts trempés
je goute
je sirote
je savoure dans un état semi conscience
dégagé mais sous le poids pourtant
je laisse aller
comme parlant un dialecte inconnu
j’articule tentant de réussir de nouvelles diphtongues
mais aucun son ne sort de ma bouche pourtant
mes mains tentent de nouveau langage
elles semblent se faire parfaitement comprendre
allant au but
touchant leur cible
pendant ce temps mon corps ne répond plus vraiment
je le sens ondulant
répondant aux douces pressions
comme pris dans une douce marée
je me laisse dériver
je me laisse me noyer
je manque d’air
mais je n’ai aucune envie de reprendre mon souffle

Esotérique – Egotérique — 71
dans Esotérique - Egotérique
Les chevauchées.
Je ne dors plus vraiment
Je veille, je surveille
Je regarde du coin de l’œil mes affaires
Que je pose ça et là
Chaque jour dans un lit différent
Auprès de maitresses au sommeil plus ou moins lourd
Je ne connais même plus mes rêves
Je tente de me glisser dans les leurs
Résigner à ma propre disparition
Je ne cherche plus qu’à être dans leur tête
Tout est si décevant
Pourquoi continuer plus avant
Je ne vis plus vraiment
Je porte, je transporte
Je suis en perpétuel mouvement
Forcement vain
Chaque jour une nouvelle course
Sans plus de sens, de but et d’objectif
Je ne sais pas où je vais
Je tente pourtant d’aller droit
Comme pour aller de l’avant
Aspiré par une vague folle
Je me laisse porter
Tout est si facile
Je me sais déjà aspirer par le fond

Esotérique – Egotérique — 70
dans Esotérique - Egotérique
Ataraxie.
comme un poisson
en silence dans un océan de solitude
une soudaine vague de tendresse
me ramène sur le rivage
j’avance à tâtons
sans savoir où je mets les pieds
soudain je me sens tomber
un étrange vertige
dans un gouffre de désir
plus tard
la tête contre le mur
les sens à l’envers
prisonnier
sans aucune porte de sortie
tant de mots
et pourtant le silence
les yeux grands ouverts
je sais ce qui se trame derrière ce mur
je sais les courbes
je sais les formes
je reste sans voix
je laisse faire mes doigts
ils parlent pour moi
je ferme les yeux
imagine le gout salé
je me laisser glisser
allongé à même le sol
sans pudeur
sans défense
ne reste que le plaisir
plus rien d’autre n’existe…

Esotérique – Egotérique — 69
dans Esotérique - Egotérique
No surprise.
Parfois non
rarement oui
le plus souvent le silence imposant
tout est boucle
au même point
y revenir
s’y plaire presque
ne jamais s’éloigner
pas plus loin qu’un bras tendu
incapable de reprendre sa respiration
a la recherche d’un sens
d’une flèche providentielle
essayer encore pourtant
connaitre tous les chemins
toutes les routes
toutes les destinations
puisque tout tourne en rond
revenir sans cesse
tout devient exploit
le quotidien en lutte
tout lâcher
ne rien saisir
il n’y a plus rien à prendre
il n’y a plus rien à faire
il ne faudrait plus en rester là
de jour
comme de nuit






















