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Courrier — 23

Le 06 Fév 2007 — par sy!
dans Courrier

Anna.
Ce matin un commentaire sur mon blog & cela serait dommage qu’il passe inapercu :

Le 06 février, 2007 10:41, voici ce que Jean Segura pensait…

Petit historique du film Anna de Pierre Koralnik par Jean Segura C’est le vendredi 13 janvier 1967 à 21h40 que les téléspectateurs français découvrent Anna sur la 2ème Chaîne de leur poste TV noir et blanc. La comédie musicale de Pierre Koralnik, produite par Michèle Arnaud, fait alors l’effet d’une bombe dans le paysage audiovisuel des années 60 ; secouant la France engourdie des années gaulliennes par son côté « nouvelle vague », la photo peu académique de son chef opérateur Willy Kurant, la chorégraphie endiablée de l’américain Victor Upshaw, et les chansons aigres-douces de Gainsbourg. Les arrangements de Michel Colombier, qui dirige l’orchestre, vont donner des couleurs électriques à la partition de Gainsbourg, déjà sous l’influence du rock d’outre-Manche. Quant à Anna Karina, encore très marquée « Godard », elle va, aux côtés d’un Jean-Claude Brialy séduisant et désabusé, et d’un Gainsbourg railleur et cynique, dévoiler aux téléspectateurs la plénitude de ses talents : chantant et dansant Gainsbourg, tour à tour rockeuse ou romantique, comique et bouleversante, maladroite et charmante. Les apparitions d’Eddy Mitchell et de Marianne Faithfull, deux chanteurs de qualité, donnent un piquant supplémentaire au film de Koralnik. À la suite du film vont sortir un album 33 tours et un 45 tours, disques devenus très vite « collector », d’autant que Sous le soleil exactement, interprété par Anna Karina, est immédiatement un tube et que le titre restera, dans l’œuvre de Gainsbourg, un avant goût de ce qu’il fera plus tard avec Bardot et Birkin. Mais une rumeur laisse entendre qu’une sortie en salle est prévue. Le 17 avril 1967, Anna est présenté à l’ouverture du troisième Festival de Jeune Cinéma d’Hyères. Cependant, ni cette tentative ni d’autres n’y feront, et seuls quelques privilégiés pourront découvrir (ou redécouvrir) Anna sur grand écran à l’occasion d’improbables projections. D’autres auront la chance, à partir des années 1990, de le (re)voir lors de rediffusions à la télévision, avec –enfin- la couleur. Alors, Anna, film culte et maudit à la fois ? Faisant partie du patrimoine de l’ORTF, Anna est depuis quarante ans une pépite enfouie dans les archives de l’audiovisuel public, gardées depuis 1975 par l’INA ; une « belle au bois dormant » dont on se plait à croire qu’elle sortira un jour de son long sommeil.
Jean Segura est auteur et journaliste français.
Un article plus complet peut être consulté sur le lien : http://www.ruedescollectionneurs.com/magazine/mag/anna.php

Courrier — 22

Le 10 Nov 2006 — par sy!
dans Courrier

Friendly.
C’est vrai, j’écris plus trop de mail aux expatriés, mais bon…

De : D.
Envoyé : vendredi 10 novembre 2006 09:06
À : Sy!
Objet : Panégyrique de Sylvain B.

Salut Sylvain,
Désolé de ne pas pouvoir répondre à tous tes messages, ton dynamisme retrouvé dans l’usage de la correspondance est pour le moins inhabituel et m’a pris au dépourvu ! Je ne pourrai pas moi-même, faute de temps, m’étaler sur des lignes et des pages (et drôles en plus !). Tu pourrais tout à fait me le reprocher d’ailleurs et me rappeler que ce n’est qu’une question d’organisation : voilà bien le genre d’argument que je sers à X. à longueur de semaine et j’oublie égoïstement qu’il n’en est pas moins applicable à ma pauvre existence. Mais entre toutes tes activités, sans compter le « kravail », la vie sociale et autres tracasseries administratives, tu trouve encore de quoi « perruquer »du temps à la double aliénation travail/loisirs pour m’envoyer de facétieux compte-rendus des films à musique (ce festival remet définitivement Besançon sur la carte des villes cinéphiles) tout en parlant de tes trouvailles en musiques de films, qui augmentent autant ta collection que mon admiration. Je me dis que pour vivre à un tel rythme, tes journées doivent durer plus de 24h mais c’est peut-être là l’une des vertus de l’insomnie. Morphée s’est trop souvent refusée à toi et tu as bien raison de lui rendre enfin la réciproque !

Moi, vois-tu, j’essais de lutter contre cette tendance pseudo-naturelle qui pousse le kravailleur à retrouver sa force de travail et le consommateur à renouveller le chaîne de ses désirs : je me bats contre l’improductivité productive du sommeil. Peine perdue. Je succombe tous les jours que Dieu fait au mitan de la nuit. La pharmacopée devrait produire une solution adaptée et durable à mon problème.

Dans mes phases d’éveil, peu fréquentes, il m’arrive de croiser de vieilles connaissances : un australien, un marseillais. Avec l’un, on peut se rendre à l’avant-première de « Libero » de Kim Rossi Stuart en compagnie d’une blonde interprète parfaitement bilingue (avec même des notions de dialecte romain). Avec l’autre, on se dit « si on mangeait un poulet tandori », ça permettra de se mettre en jambes pour le concert de Mr. Lif (Def Jux records) au Bateau-Far. Bien piètres compensations, je l’avoue volontiers, à ton activisme multifacette, reflété par ces innombrables messages que tu m’envoies, qui m’accable autant qu’ils me stimulent ! Continue donc ! Ces indispensables aiguillons m’éloignent de ma vie quotidienne narcoleptique !

Bises
D.

De : sy!
Envoyé : vendredi 10 novembre 2006 19:46
À : D
Objet : RE: Panégyrique de Sylvain B.

Bonsoir,
Que répondre à votre message perfide et fallacieux ? à vrai dire dans un premier temps j’ai pensé ne pas user de mon temps qui est certes moins précieux que le votre pour répondre à ces attaques gratuites et faciles puis je me suis dit qu’il fallait une fois pour toute mettre les choses au clair et de plus l’émission passionnante pleine de suspense et de rebondissement d’Arthur (l’émission dite ‘des boites’) n’est pas encore commencée ce qui me laisse un peu de répit et qui me permet de vous répondre.

M’envoyer un pseudo message d’excuse afin de me faire prendre conscience de ma non communication quant aux événements qui jalonnent mon existence, je trouve ça un peu bas à vrai dire, voire même totalement minable mais assez digne de vous finalement. Tout comme je n’aurais pas de mot assez dur pour qualifier vos comptes rendu systématique de surconsommation culturel dont vous abusez sans doute pour combler un je ne sais quel manque affectif, vous ne produisez ces comptes rendu qu’afin de, au mieux me rendre jaloux, au pire, me rappeler que je ne fais rien de mes soirées et de mes journées et que quand même je déciderais de faire quelque chose, l’offre culturel de mon désert provincial ne me permettrait que de profiter de quelques blockbusters américains, de production mainstream ou de folklore régional comme regorge parait-il la France hors périphérique. Votre message n’a pour but que tenter de me faire culpabiliser en usant le dénigrement comme souvent vous aimez le faire. Que devrais-je dire ? « Holala ! Mon dieu ! Quel mauvais ami je suis ! En plus niveau culturel je suis limite tache ».

Je suis un mauvais ami, c’est un fait, demandez à mes anciens amis dont certains, il me semble, sont encore vos amis actuels, ils vous le confirmeront volontiers. Je ne donne jamais de nouvelles, n’accorde aucune attention aux vies des autres, n’ouvre pas ma porte et il m’arrive même de dire les pires horreurs à propos de ces gens qu’au fond je méprise. A l’instar de Groucho Marx « Je ne voudrais pas avoir pour ami, quelqu’un qui m’accepterait de m’avoir pour ami ». Cette phrase est évidemment à rapprocher d’une autre maxime que j’aimais à punaiser sur ma porte à l’époque où vous et vos amis aimaient partager quelques boissons alcoolisées sur mon canapé : « Une soirée avec les mauvaises personnes donne toujours une mauvaise soirée. ». Je suis, je le sais, l’égoïsme incarné et donc en égoïste qui se respecte je me contrefiche d’être égoïste et je pense que c’est aux autres de faire un effort afin de m’accepter tel que je suis. De plus je n’intéresse ni aux blondes, ni aux supporteurs de l’OM et encore moins au mangeur de kangourous. Et ce n’est pas en tentant de m’ouvrir l’appétit avec des ‘poulets tandori’ (je ne sais même pas ce que c’est) que cela risque de changer. J’aime la nourriture c’est un fait mais uniquement celle à base de farine : Pain, Pate & Pizza. Alors vos plats venus dont ne sait où et sans doute consommé dans un restaurant hors de prix mais tellement banché d’un de vos je ne sais combientième arrondissement provoque sur moi le même effet qu’une revue pornographique à un aveugle, cela me laisse non seulement froid mais aussi totalement de marbre.

Concernant le vide abyssale de ma vie culturel, auquel vous semblez accorder tellement d’importance, sachez, je m’excuse de ce mauvais jeu de mot, que je n’ai cure de la culture. Les films suédois sous titrés en tchèque m’ennuie profondément, je considère les DJ comme de simple pousse disque, le rap comme le degré zéro de la musique… Tout cela ne m’intéresse pas le moins du monde, pas plus que les expositions de pseudos artistes contemporains qui ont pour seul art de faire passer leur déjections productrices pour œuvre. Evidemment j’ai tenté à une époque de donner le change, d’essayer de comprendre, j’ai moi aussi été attiré par ce coté flamboyant et charmeur qu’ont les hommes cultivés dont vous faite parti. Mais je dois regarder la vérité en face : Lire m’endort dés la première ligne, je n’arrive même pas à prononcer le nom du journal de Serge Halimi, je confonds Gus Van Sant et Town van Zandt (dont d’ailleurs soit dit en passant les films sont irregardables), je ne sais pas Kim Rossi Stuart (à moins qu’il ne soit le fils de Tino Rossi & de James Stuart mais cela me semble peu probable) pas plus que je ne connais Mr. Lif, et à vrai dire je me fiche royalement non seulement de leur existence et encore plus de leur production.

Quand à l’alternance et la fréquence de mes phases d’éveil et de veille elle ne vous concerne pas le moins du monde. Pas plus que mes choix quant à mon parcours professionnel. Sachez que ce n’est pas uniquement par simple atavisme que j’évolue aujourd’hui dans le monde du salariat spécialisé mais avant tout par passion du travail manuel et par dévotion à ce système certes perfectible qu’est le capitalisme. De ce fait ayant la chance d’avoir un ‘métier-passion’ je ne vois pas pourquoi je chercherais dans des loisirs un épanouissement que je trouve chaque jour et qui à chaque instant se renouvelle. Ce culte des loisirs tout comme le culte de la culture n’est que la maladie d’un groupe de gens ayant perdu tout repère et tout sens commun favorisant les plaisirs vains et l’hédonisme à outrance. Je ne suis pas de ceux là. J’ai depuis fin 2004 renoncé aux loisirs et à la culture, je n’ai renoncé à cette acte barbare qu’on appelle ‘plaisir de la chair’ (mais franchement où est le plaisir) qu’un an plus tard préférant m’accordé un sursis afin d’être sur de mes choix. Ce ne fut pas des renoncements dans la douleur mais au contraire une vrai joie de retrouver ce que je fut jadis, un être sain préférant le confort d’une chambre douillette ou d’un lieu de travail bien ventilé à des endroits clos à l’air vicié suant par tout les murs le vice et la paresse.

Pour ce qui est de vos allégations quant à mon inactivé et mon immobilisme sachez que depuis septembre 2005 j’ai effectué plus de soixante milles kilomètres sur les routes de France, routes que vous désertez préférant les ambiances surchauffées et interlope du métro parisien. Je n’ai donc AUCUNE leçon à recevoir et encore moins de votre part.

Il va sans dire que j’étalerais cet échange sur la place semi-publique qu’est mon blog, car je suis relativement paresseux et je ne saurais rater la moindre occasion de ne pas avoir à trouver une nouvelle idée pour celui-ci et de me servir sans vergogne de votre verve légendaire dont la rumeur de la ville parle encore.

Je vous laisse sans regret avant que le candidat du jour n’ouvre la boite à un million d’euros.
sy!

Courrier — 21

Le 04 Nov 2006 — par sy!
dans Courrier

Love Kraft.
SFA

Courrier – 20

Le 02 Oct 2006 — par sy!
dans Courrier

Filles à pois.
Ce matin le facteur à déposé dans ma boite aux lettres une boite en carton enrubanné de papier bulle. Dans cette boite des chansons sans importance pour croire que l’on peut encore être insouciant.
 The Pipettes’ letter
 The Pipettes’s Box
The Pipettes 45s

Courrier – 19

Le 22 Sep 2006 — par sy!
dans Courrier

u.o.r.
Pas d’e-mail publicitaire comme à la rue de Malte, mais plutôt des e-mails musicaux :

De : DB
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 13:53
À : syl
Objet : ta dah
salut,
dis, tu sais qu’elle a sorti un nouveau disque madeleine ? tu ne vas pas passer ta vie à écouter « between the bars » ! bon, ok, sur son nouveau disque, aucune chanson n’est à la hauteur de celle là (en même temps, je les écouté rapidement car, comme tu les sais, mon alice box est en panne).
as-tu écouté le nouveau shadow ? si tu ne l’a pas encore fait, je tiens à te signaler que tu n’aimeras pas. Il est très surprenant, la 1 est une très (trop) longue introduction totalement inutile, la 2 est géniale (et je pèse mes mots), très soul, magnifique (tu peux écouter) et après c’est très hip hop (façon timbaland, comme tu aimes), avec quelques autres titres pop (avec kasabian, etc…) bref, tu vas devoir faire le tri.
et le darkel ? comme le charlotte gainsbourg ! c’est beau, c’est agréable mais au final assez ennuyeux, non ?
enfin tout ça ne vaut pas les scissor sisters. ooh ooh i feel like dancing… mais qu’est-ce qui m’arrive ?
d.

De : Sy!
Envoyé : vendredi 22 septembre 2006 22:49
À : DB
Objet : RE: ta dah
Yo ! quelle coquine que cette Alice… enfin…
Pour le Didier Chadot, je me référerais à l’avis de Arnice23 qui en substance à dit ‘c’est nul’, je n’ai pas encore écouté, je vais attendre un peu, en ce moment j’écoute les rééditions des cure et les Polyphonics Spree, oui je sais je suis méga à la bourre, j’achète des disques qui ont 3 ans quel ringard je suis. Quoi d’autre ? Quelques bof, les raconteurs, les b-sides d’Electrelane, polar et les mouettes islandaises. Pour le CG et le D c’est vrai que c’est sympatoche, mais assez vain finalement, c’est dans l’air du temps mais dans deux mois on en parlera plus, bref de bons disques mais pas de grand album en fait.
Pour les soeurs ciseaux, j’ai toujours pensé que tu étais plus gay-friendly que moi. Le nouveau titre de Madeleine (le single en tout cas) est trop joyeux pour moi…
sy!

On résume :
Choupaire :

Mouais… :

Courrier – 18

Le 23 Août 2006 — par sy!
dans Courrier

Feuilleton.
Une histoire rocambolesque de disques qui n’arrivent pas, un feuilleton encore plus passionnant que les volcans du zodiac :

De : Universal Music
Envoyé : jeudi 22 juin 2006 16:04
À : web@…
Objet : Votre commande Universal Music
Cher Monsieur barraux,
Nous avons le plaisir de vous informer que votre commande n° du 16/06/06, passée sur le site internet www.universalmusic.fr, contenant :
– Bof l’heritier-l’alpageur 1 exemplaire.
– Bof mayerling 1 exemplaire.
– Bof l’armee des ombres 1 exemplaire.
– Bof flic ou voyou/le guignolo 1 exemplaire.
– Bof le cinema d’andre hossein 1 exemplaire.
– Bof le magnifique-louisiane 1 exemplaire.
va être remise à La Poste ce jour, le 22/06/06.
Nous vous en souhaitons bonne réception.
L’équipe d’universalmusic.fr vous remercie de votre confiance.

De : Sy!vain Barraux
Envoyé : lundi 17 juillet 2006 12:34
À : ‘Universal Music’
Objet : Commande G3XXX
Bonjour aujourd’hui lundi 17 Juillet je n’ai toujours pas reçu ma Commande G3XXX , j’avais déjà eu toute les peine du monde à recevoir ma précédente commande (UOL-XXXX), je me demande si je suis maudit ?
Cordialement
Sylvain Barraux

De : Services Clients
Envoyé : jeudi 20 juillet 2006 13:20
À : ‘Sy!vain Barraux’
Objet : RE : Commande G3XXX
Monsieur,
Bonjour.
Je vous confirme que votre commande a été expédiée.
Je suis désolé que cet envoi ne vous soit pas parvenu et selon votre demande, je vous renvoie votre colis.
De plus, j’ouvre immédiatement une enquête auprès des services postaux.
Bien sincèrement.
Service Relations Clientèle Universal Music

De : Sy!vain Barraux
Envoyé : mardi 8 août 2006 17:42
À : ‘Services Clients’
Objet : RE: Commande G3XXX
Bonjour,
Peut-être me fais-je du soucis pour rien mais aujourd’hui Mardi 8 Aout toujours aucune trace de ma commande. Je suis d’autant plus étonné qu’à part vous je n’ai jamais eu de problème de livraison (amazon, fnac, et même recordstore qui pourtant est en Angleterre), j’ai donc plutôt confiance dans mon facteur… mais bon avec les vacances tout ça…
Cordialement
Sylvain Barraux

De : Services Clients
Envoyé : jeudi 17 août 2006 09:37
À : ‘Sy!vain Barraux’
Objet : RE : Commande G3XXX
Monsieur,
Bonjour.
Suite à votre demande, je vous confirme que votre commande a été réexpédiée en date du 21/07/06.
De ce fait, je vous remercie de nous recontacter si celle-ci n’est toujours pas en votre possession.
Bien sincèrement.
Service Relations Clientèle Universal Music

De : Sy!vain Barraux
Envoyé : vendredi 18 août 2006 13:14
À : ‘Services Clients’
Objet : RE: Commande G3XXX
Aujourd’hui Vendredi 18 Aout, je n’ai toujours rien reçu.
Sylvain Barraux

De : Services Clients
Envoyé : mercredi 23 août 2006 17:36
À : ‘Sy!vain Barraux’
Objet : RE : Commande G3XXX
Monsieur,
Bonjour.
Suite à votre demande, je vous informe que je ne peux expédier votre colis une troisième fois.
De ce fait, je vous fais parvenir le remboursement de votre commande.
Bien sincèrement.
Service Relations Clientèle Universal Music

De : Sy!vain Barraux
Envoyé : mercredi 23 août 2006 18:03
À : ‘Services Clients’
Objet : RE: Commande G3XXX
Monsieur le « Service Relations Clientèle Universal Music » quel drôle de nom pour un humain…
C’est tout de même incroyable que vous ne soyez pas capable de faire parvenir un simple colis à destination, à croire que vous êtes situé au fin fond d’une contrée où la poste n’est qu’une rumeur… à moins que vous ne sachiez pas que, pour faire parvenir un colis à son destinataire, il faut l’affranchir, pas dans le sens de ‘libérer’ mais dans celui de ‘coller un timbre’.
J’ai hésité avant de passer ma seconde commande auprès de vous, mais malheureusement vous seul proposez la collection complète d’écoutez le cinéma de Stéphane Lerouge, très bonne collection par ailleurs mais bon je ne vous parlerais pas musique, ce n’est pas votre métier vous n’êtes que des vendeurs de disques, assez mauvais d’ailleurs puisque incapable de les faire parvenir à ceux qui désire les acheter.
Je n’ai jamais eu de problème avec les vendeurs sur internet et avec la poste, tous trouve mon adresse, je viens encore d’en avoir la confirmation ce matin puisque m’est arrivé un colis de Cdiscount… Depuis le début d’année, vous avez tenté de me faire parvenir quatre colis, un seul est parvenu jusqu’à mon domicile, 25 % de réussite c’est déjà pas mal, vous pouvez être fier.
En essayant continuellement on finit par réussir. Donc : plus ça rate, plus on a de chances que ça marche.
Bref vous l’avez compris je ne commanderais plus chez vous, dommage pour ma collection de Bo, je trouverais bien ceux qui me manque sur un logiciel de p2p.
Cordialement ou presque
Sylvain Barraux

Courrier – 17

Le 26 Juil 2006 — par sy!
dans Courrier

E2-K-Li-T.

Il y a quelque mois je m’interrogeais « Est-ce qu’en France nous somme incapable de spammer ?”. Et voilà que depuis quelques jours je reçois — je serais presque tenter de dire ‘enfin’ – des spam en français !
Maricela Chu me parle par exemple d’un site : Ce site n’est pas pour les faibles de cœur. Ici, les propos moralisants sont emportes par le vent et il est possible d’aller la ou personne d’autre n’a jamais mis le pied.
La sentence c’est « Mouilles et Sauvages ». Ici tu ne trouveras pas du sexe courant, mais du bon sexe, bien hard et des jeux érotiques chauds sans restrictions. C’est un endroit exclusif pour les pros et ceux qui éprouvent une vraie addiction pour le sexe luxurieux.
Chaud, dur et exclusif: la meilleure qualité en images et son…

Avouez que ça fait envie ! Mes retirances face à la pornographie vulgaire et racoleuse sont emportées pas le vent… Vive l’érotisme de qualité à la française !

Courrier – 16

Le 15 Juil 2006 — par sy!
dans Courrier

France – Ecosse.
Le Bouzard

Belle and Sebastian

Courrier – 15

Le 09 Juil 2006 — par sy!
dans Courrier

L’Auteur.

De : bouzard@——-.–
Envoyé : vendredi 7 juillet 2006 16:16
À : web@sylvainbarraux.net
Objet : le Bouzard

Salut sylvain . Juste un mot pour te dire que t’as fait un super boulot avec la mise en ligne de mes strips .
ça tire à sa fin, mais j’ai filé ton lien à tous mes potes qui ne lisent pas Libé , comme ça, ils ont tout lu au fur et à mesure .

A+ . Le Bouzard .

Courrier – 14

Le 09 Mar 2006 — par sy!
dans Courrier

Télécran
Message d’un non-lecteur, sur le peu de nos vendredis soirs et le rien de nos philosophes :

Objet : Gare aux Barbouzes
Campus, l’émission que je regarde pour éteindre la télé.
Démonstration :
Angot fait l’éloge de Duras, qui « est tout » donc qui « n’est rien », véritable signe de l’immodestie de l’auteure, comble de sa dépersonnalisation, c’est l’idée même de la littérature, etc. En même temps, Duras incarne la Première Femme AuteurE (une femme, une auteure) Visible.
[NDSy! :Pour comprendre ce E majuscule lisez Petit déjeuner chez Tyrannie suivi de Le crétinisme alpin de Eric Naulleau & Pierre Jourde.]
C’est sans doute là une sorte de ruse de la personnalité ou, dit autrement, angotement, comment « n’étant rien » on « devient tout », mais on doit à BHL (il vit encore, il a du succès, « c’est l’actualité qui veut ça » dirait presque Durand) d’illustrer le sophisme en name-droppant trois femmes-filles-auteure, insignes descendantes de la mère-Duras, cette grande fécondatrice de la littérature française contemporaine :
1. Christine Angot
2. Ma fille Justine
3. Guillaume Dustan

Ah ! Mais
Quelle fécondité !
Off.
Je me console en me replongeant dans la conception policière de l’Histoire de Monsieur X. Le SAC, Service d’Action Civique, bras armé du gaullisme, Pasqua-Focquart-coups tordus, tout ça pour en venir à justifier l’objet de mon message : une superbe petite chanson des Frères Jacques sur les Barbouzes dans cette impeccable programmation musicale, beaux mots et pirouette finale. La révélation du soir ce n’est donc ni à Angot, ni à BHL, ni à Monsieur X que je la dois mais c’est cette comptine sautillante interprétée par quatre ou cinq Dalton en maillot de corps en Lycra qui éclaire ma journée, cinq minutes avant le sommeil. Si j’osais… faire le philosophe… Je dirais : ces Grands Messieurs de la Chanson Française, à qui l’on doit Philippe Katerine, etc.
Au lit.

BHL (un homme) Cette homme dont l’égo à percer l’intelligence. dixit la femme (une femme) de Daniel Pearl (un homme).
Angot (une femme), BHL (un homme), sont-se encore des humains ou de simples marques trademarker, fabriquant des produits dérivés d’eux même…
Angot (une femme), BHL (un homme), un nom propre prêt à devenir commun, et un autre en acronyme, en sigle…
J’ai vu l’émission, j’ai été affligé également tant par la femme que par l’homme, la femme devenu chroniqueuse vantant une femme (une autre) avec un discourt plein de sophisme se voulant heu comment dirais-je ? intelligent, impertinent, drôle ? Je ne sais pas.
Angot (une femme), BHL (un homme) & Dustan (un homme)
On atteint là des ‘auteurs’… L’œuvre (en tant que ‘production’) n’existe plus, seul compte la cause, la condition d’auteur, la posture finalement. Il suffit d’être auteur pour devenir auteur, écrire une ligne est superflu et même déconseiller (on risquerait de voir à la supercherie)…
Cela m’est de plus en plus insupportable de voir ce Tango Interminable des perceurs de coffres-forts(1), se vautrant dans l’autosatisfaction, la flatterie mutuelle, le copinage et les renvois d’ascenseur…
_______________________
(1) = Une autre chanson des Frères Jacques, sur un texte de Boris Vian.

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