Wernham Hogg

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Le 10 juillet 2010 vers 13:13 dans A Complete Waste Of Time

La photo ci-dessus a été prise dans un vrai bureau, où travaillent de vrais gens. Ils passent dans ce couloir au moins cinq, six fois par jour, cinq jours par semaine, quarante-sept semaines par an, cinquante ans par vie (oui avec la réforme des retraites…). Je me demande parfois pourquoi les bureaux ressemblent tellement à des bureaux. C’est-à-dire à son cliché, sa caricature. A moins de bosser dans une boite de com’ ou de pub, mais avouons que s’il faut côtoyer des pubeux et des communicants(1), je préfère encore vivre dans un bureau d’une banalité sans faille, où non loin de la fontaine à eau la photocopieuse est en panne, où sur le tableau d’affichage il n’y a pas de slogan incitant à la création débridée mais le compte-rendu du Comité d’Entreprise, où l’on apprend que les tickets restaurant passeront de 7,32 € à 7,64€ à compter du 01/01/08, oui les documents sur le tableaux d’affichage sont toujours légèrement obsolètes surtout que toutes les boites essaient d’avoir des sites intranet afin de créer la synergie des services pour faciliter la communication interne, mais le tableau d’affichage est une obligation légale donc il reste là mais il n’est pas à jour, franchement la loi qui oblige un tableau d’affichage… Bravo, c’est bien la France ça, enfin surtout les syndicats qui ne comprennent vraiment rien à la modernité, ancrés qu’ils sont dans une vision du monde qui s’est arrêtée en 1936. Il n’y a qu’à voir comment ils sont contre la mobilité, qui est tout de même LA valeur moderne par essence, pour bien se rendre compte qu’ils sont dépassés et archaïques. C’est en partie à cause d’eux, de leur passéisme, de leur frilosité, de leur incapacité à évoluer, de leur impossibilité de faire fi de leur idéologie désuète que s’explique l’absence cruelle de croissance en France, l’inaptitude pour les entreprises françaises d’être compétitives et d’être en concurrence avec les entreprises chinoises, qui elles ont des années d’avances sur nous en matière de dialogue social puisqu’elles l’ont avantageusement remplacé par un monologue patronal.
Bref tout est la faute des syndicats y compris les guerres, la faim dans le monde et évidemment Christophe Maé.

(1) Il fut une époque où l’on rêvait de pendre le dernier curé avec les trippes du dernier patron, désormais il convient de couper les testicules du dernier pubard pour les faire bouffer au dernier communiquant, pendant que l’on fera subir mille supplices au dernier marketeux…


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