Les chevauchées.
Je ne dors plus vraiment
Je veille, je surveille
Je regarde du coin de l’œil mes affaires
Que je pose ça et là
Chaque jour dans un lit différent
Auprès de maitresses au sommeil plus ou moins lourd
Je ne connais même plus mes rêves
Je tente de me glisser dans les leurs
Résigner à ma propre disparition
Je ne cherche plus qu’à être dans leur tête
Tout est si décevant
Pourquoi continuer plus avant
Je ne vis plus vraiment
Je porte, je transporte
Je suis en perpétuel mouvement
Forcement vain
Chaque jour une nouvelle course
Sans plus de sens, de but et d’objectif
Je ne sais pas où je vais
Je tente pourtant d’aller droit
Comme pour aller de l’avant
Aspiré par une vague folle
Je me laisse porter
Tout est si facile
Je me sais déjà aspirer par le fond

