Mon déménagement m’intéresse — 04

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Le 20 octobre 2009 vers 7:08 dans Mon déménagement m'intéresse

J’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés.(1)
Il y a encore peu je voulais déménager de Besançon à Besançon car mon appartement devenait trop petit pour tout entreposer, finalement ne trouvant rien qui me convienne (pas assez lumineux, pas assez beau, pas assez chez moi) je suis resté dans mon vieux chez moi et opté pour une autre solution.
Mais maintenant je déménage de Besançon à Paris pour de bon (du moins je crois) et là un constat : je n’avais pas de place avant, donc si je rajoute une trentaine de carton fatalement j’ai encore moins de place, donc je ne peux pas circuler dans l’appartement, donc je ne peux pas faire des cartons, donc je ne peux pas déménager, donc mon déménagement m’empêche de déménager.
Hier soir je me grattais la tête à cause de ce paradoxe qui me tétanisait, puis j’ai pleuré, depuis ça va mieux (je mens évidemment les garçons ne pleurent pas, et je suis un garçon comme un autre)
Autre problème : le poids des dits cartons, ayant un budget BD représentant l’équivalent du PNB du Malawi, j’en ai pas mal, et les éditeurs sont plus soucieux de chercher de nouvelles blagues sur les blondes que de réduire le poids de leurs livres.
Haaa!! Ça pour éditer Aurélia Aurita & Pénélope Bayeux (au lieu de leur apprendre un vrai métier, genre capillicultrice conseil) y’a du monde !
Mais pour réduire les poids des livres, y’a plus personne !!!
Vous savez ce que ça pèse vous l’intégrale Donjon ?
Vous avez déjà essayé de porter ne serait-ce que trois tomes d’une revue critique consacrée à la bande dessinée éditée par L’Association ?
Bien sur les éditeurs vivent dans des appartements de 600m² avec plus de 5 mètres sous plafond, dans des quartiers latins ou huppés, donc eux ils ne déménagent jamais, trop occuper à prendre de la coke comme de la vodka c’est-à-dire à la paille, ils ne se soucient pas des pauvres gens comme nous, comme moi. Oui je suis un vrai gens, qui souffre, qui a un pathos, pour qui la vie est parfois un supplice, un calvaire. Oui, je porte mes cartons comme d’autres, en d’autres époques, en d’autres lieux portaient leur croix.
Oui j’ai des problèmes (décidément) & je ne permets à personne d’en douter.
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1.Jean-Jacques Rousseau


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